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Financement formation

Comment trouver son 1er poste après une reconversion ? La méthode Jedha !

Benoît Yèche
Par 
Benoît Yèche
Chief Marketing Officer
Dernière mise à jour le 
24/1/2026
Comment trouver son 1er poste après une reconversion ? La méthode Jedha !

Cet article est volontairement très détaillé. N’hésitez donc pas à naviguer directement vers les sections qui vous intéressent le plus :

5 conseils pour adopter le bon état d’esprit dans sa recherche

Dans la suite de cet article, nous vous donnerons des conseils précis et actionnables pour trouver votre premier job dans la tech en 2026. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, voici quelques conseils généraux que nous donnons à tous nos élèves pour les aider à être dans le bon état d’esprit pendant leurs recherches. 

Gérer sa recherche d’emploi comme un processus de vente

C’est le conseil le plus déroutant pour nos élèves, mais une fois compris et appliqué, c’est celui qui a le plus d’impact sur leur recherche d’emploi. Alors concrètement, qu’est-ce que cela signifie d'appliquer une approche commerciale à sa recherche d’emploi ?

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  • Vous aurez besoin de vous marketer et de vous vendre : les recruteurs et les managers ont le choix entre plusieurs candidats. Pour décrocher un poste, vous aurez d’abord besoin de : 
    • Rendre votre profil compréhensible & attractif via votre CV & Linkedin (= se marketer). Vous verrez en détail comment le faire dans les étapes 1 et 2 de notre méthode. 
    • Puis de les convaincre que vous êtes le meilleur candidat en entretien (= se vendre). Vous verrez en détail comment le faire dans les étapes 3 et 4 de notre méthode.  
  • Vous devez organiser votre recherche sous forme de pipeline de vente : chaque étape de votre recherche (Candidature, 1er entretien, 2ème entretien, Offre) est une étape de ce pipeline. Vous devez alimenter ce pipeline en continu avec de nouvelles candidatures pour qu'au final il en ressorte une (ou plusieurs) offres. C'est la meilleure méthode pour garder le rythme et ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier (en vous concentrant sur une ou 2 candidatures). 

Combattre son syndrome de l’imposteur 

Le syndrome de l’imposteur, c'est cette conviction infondée de ne pas mériter sa place et la peur constante d'être « démasqué », alors même que vos compétences sont réelles. C'est l'obstacle n°1 après une reconversion professionnelle.

Soyons transparents : après une formation intensive, vous aurez développé de nouvelles compétences. Mais vous ne les maîtriserez pleinement qu’après plusieurs années d’expérience dans le domaine. Et c’est tout à fait normal !  

Le piège ? L'autocensure. Trop d'élèves n'osent pas valoriser certaines compétences sous prétexte qu'ils ne les maîtrisent pas sur le bout des doigts. Par exemple, certains candidats s’interdisent de postuler à une offre listant un outil Cloud sur lequel ils n’ont pas été formés alors même qu’ils sont à l’aise avec un outil Cloud concurrent et qui fonctionne de manière très similaire. 

Pour surmonter votre syndrome de l’imposteur :

  • Acceptez votre courbe d'apprentissage : c’est tout à fait normal de ne pas maîtriser à 100% tout ce que vous avez appris lors de votre formation : c’est le cas de tous les élèves, et il n’y a pas de raison de culpabiliser ou de “restreindre” vos recherches à cause de cela. 
  • Démystifiez le "candidat idéal" : le candidat qui coche 100% des cases d’une offre d’emploi n'existe pas (et s'il existe, il est probablement trop qualifié & cher pour le poste !). N’attendez donc pas d’avoir absolument toutes les compétences pour postuler. 

Être résilient

Trouver son premier poste après une reconversion est un marathon, pas un sprint. Beaucoup de nos élèves, ayant déjà une carrière derrière eux, ont oublié cette réalité : décrocher son tout premier poste dans un nouveau domaine est l'étape la plus ardue d’une carrière.

Ce n'est pas juste une impression, c'est un phénomène économique documenté (souvent appelé modèle Insider–Outsider ou Paradoxe de l’expérience). Si l'on trace la difficulté d'embauche selon les années d'expérience, on obtient une courbe en "U" :

  • Junior (0-2 ans) : c’est la situation dans laquelle vous vous trouvez après une reconversion. Le recrutement est difficile car faute de première expérience conséquente, les entreprises perçoivent un "risque" à vous embaucher.  
  • Intermédiaire (2-10 ans) : c'est l'âge d'or ! Votre “valeur” est validée par vos expériences précédentes, vous êtes autonome et votre salaire reste abordable. Vous trouvez donc beaucoup plus facilement un poste. 
  • Senior (10 ans +) : le niveau de difficulté pour trouver un poste remonte. Votre expérience est établie mais votre profil est très cher et les opportunités se raréfient (à cause de la structure pyramidale des entreprises).

Pourquoi est-ce important de savoir cela ? Pour ne pas le prendre personnellement. Les difficultés rencontrées n’ont rien à voir avec votre profil, elles sont inhérentes au fonctionnement du marché de l’emploi. 

Pour tenir la distance, voici 3 règles d'or :

  • Préparez-vous à une recherche de plusieurs mois (3 à 6 mois en moyenne) plutôt que de quelques semaines.
  • Ne vous arrêtez pas à l’absence de réponses ou aux refus. Tout d’abord, sachez que souvent les refus sont liés à des questions de timing : l’entreprise a déjà assez de candidats mais n’a pas encore retiré l’offre “au cas où”. Mais surtout, chaque obstacle est l’occasion d’itérer sur votre personal branding et vos candidatures : votre CV n'était pas clair ? L'entretien technique était trop juste ? Corrigez, et recommencez.
  • Soyez prêt au compromis. Pour briser ce plafond de verre du "junior", il faut parfois savoir entrer par la petite porte. C'est justement l'objet de notre conseil suivant.

Faire des compromis pour sa 1ère expérience 

Comme nous l'avons vu avec le paradoxe de l’expérience, en tant que nouvel entrant dans un domaine, le rapport de force n'est temporairement pas en votre faveur. Il faut bien retenir que c’est uniquement temporaire, le temps d’obtenir un peu d’expérience (quelques mois font une grande différence !). 

Votre objectif principal est donc de mettre le pied dans la porte et de commencer à engranger de l’expérience.  Il faut voir votre premier poste comme un ticket d'entrée vers ce fameux "sweet spot". Une fois que vous aurez validé 1 ou 2 ans d'expérience, votre valeur remontera en flèche.

Mais pour décrocher ce sésame, vous devrez peut-être faire des concessions temporaires :

  • Sur le salaire (le plus dur à accepter) : si vous étiez senior dans votre ancienne vie, accepter un salaire plus bas est difficile. Voyez-le comme un investissement : vous engrangez de l’expérience pour mieux valoriser votre profil par la suite.
  • Sur le type de contrat : ne visez pas uniquement un CDI. Un CDD (en remplacement d’un congé maternité par exemple), une mission freelance longue ou un stage de pré-embauche sont d'excellents moyens de faire vos preuves et de contourner la frilosité des recruteurs.
  • Sur la localisation : les opportunités dans la Tech sont souvent concentrées dans les grandes métropoles. Si vous êtes en région, accepter d'être mobile (ou de faire du présentiel au début) augmentera drastiquement votre volume d'offres.
  • Sur le secteur ou l'entreprise : tout le monde rêve de la startup à la mode ou du grand groupe. Mais les ESN (Entreprises de Services du Numérique) ou les PME traditionnelles sont plus ouvertes à des profils d'horizons différents  et constituent d'excellentes écoles pour apprendre les métiers de la Tech.

En résumé : faire des compromis et accepter un poste "imparfait" aujourd'hui est souvent le chemin le plus court vers le poste de vos rêves demain.

Sortir de sa zone de confort 

Dans la suite de cet article, nous allons vous donner des conseils avec lesquels vous ne serez pas forcément à l’aise. Certains de nos élèves ne sont pas à l’aise avec le fait de mettre une photo sur leur CV ou leur LinkedIn. Pour d’autres, c’est le fait de networker, que ce soit en postant sur LinkedIn ou en se rendant à des évènements. 

Pourtant, sortir de votre zone de confort est une nécessité stratégique. Pourquoi ? Car cela vous permet de vous démarquer des autres candidats. 

La "zone de confort" d'un candidat, c'est le bouton "Postuler" sur LinkedIn. C'est ce que font 100% des candidats. En restant là où c'est facile, vous êtes en concurrence frontale avec tout le monde.

À l'inverse, dès que vous entreprenez une action qui vous intimide (relancer un recruteur, poster du contenu, réseauter), vous entrez dans une zone où la concurrence est beaucoup plus faible, car la majorité des candidats n'osent pas le faire. 

Étape 1 - Optimiser son personal branding 

Humaniser et professionnaliser son profil avec une photo 

Lorsque nous discutons de leur candidature avec nos élèves lors de coachings individuels, nous réalisons que beaucoup candidatent sans photo (sur leur CV ou leur LinkedIn) et sont très réticents à l’idée d’en ajouter. 

Or c’est vraiment dommage. Un recruteur va passer seulement quelques secondes à scanner votre CV. Et une bonne photo peut produire 2 effets positifs : 

  • humaniser votre candidature 
  • et si la photo est de qualité professionnelle, donner une bonne première impression.

Les 2 raisons de ne pas mettre de photos évoquées par nos élèves sont (1) l’absence de photo professionnelle à utiliser et (2) la peur d’être victime de discrimination de la part d’un recruteur. 

Bonne nouvelle, avec l’IA générative, il est extrêmement simple de générer une photo professionnelle à partir d’une photo réalisée dans un cadre de loisirs, ou même d’un selfie ! Vous pouvez consulter notre article qui présente plusieurs outils pour le faire en quelques clics. Voici un exemple du résultat (à partir d'une photo générée elle-même par l'IA initialement) :

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Quant aux risques de discrimination liés à l’ajout d’une photo : malheureusement ils existent. Certains recruteurs continuent de pratiquer la discrimination à l’embauche alors même qu’elle est strictement interdite par la loi (article L1132-1 du Code du travail) et constitue un délit pénal. Mais photo ou pas, ces recruteurs trouveront toujours un moyen d’écarter votre candidature. Nous devons les combattre par la loi, pas en rendant votre candidature moins attractive ! Ne vous privez donc pas d’un bon levier pour humaniser et personnaliser votre candidature.

Construire un profil LinkedIn qui donne envie de vous recruter

Beaucoup de nos élèves pensent que leur CV et leur profil LinkedIn doivent contenir exactement les mêmes informations. C'est une erreur en 2026. Comme nous le verrons dans la suite de cet article, votre CV est un document stratégique que vous allez personnaliser pour chaque offre à laquelle vous postulez. 

À l'inverse, votre profil LinkedIn est une vitrine généraliste, accessible 24h/24 par un recruteur ou quelqu’un dans votre réseau. Il a 2 objectifs principaux : 

  1. Rassurer sur votre professionnalisme mais aussi sur la véracité de vos expériences.
  2. Vendre vos compétences et vos expériences passées. 

Pour commencer à optimiser votre profil LinkedIn, voici 4 conseils généralistes à appliquer : 

  • Soignez les visuels (photo de profil & photo de couverture) : tout d’abord, ne laissez pas ces champs vides. Votre photo doit être professionnelle et avenante. La bannière, elle, doit évoquer l’univers dans lequel vous souhaitez évoluer. Les deux ensembles rassureront instantanément sur votre professionnalisme.
  • Optimisez le titre de votre profil : nous vous déconseillons d’indiquer les termes Étudiant ou En reconversion. Aucun recruteur ne tape ces mots-clés. Notre conseil : affichez clairement le poste visé et les compétences techniques associées. Par exemple : “Data Analyst | SQL, Python, Power BI”
  • Ne cachez pas votre passé : ne faites surtout pas table rase de votre ancienne vie pro ! Un "trou" de 10 ans dans un CV est suspect et inquiétant pour un recruteur. Au contraire, affichez vos anciennes expériences mais réécrivez les descriptions pour mettre en avant des compétences transférables dans votre nouvelle carrière (management, rigueur, gestion de projet).
  • Remplissez un maximum de sections : un profil complet est mieux référencé sur LinkedIn et fait plus “pro”. En particulier, ne négligez pas les sections incontournables comme “Infos”, “Formations”, “Expériences”, “Compétences”. D’autres sont facultatives mais un vrai plus pour donner plus de “corps” à votre profil : “Sélection”, “Langues”, “Organisation”, “Recommandations”

Pour aller plus loin, voici quelques conseils pour remplir les sections clés de votre profil LinkedIn. Si vous suivez l’une de nos formations Fullstack chez Jedha, une journée entière est consacrée à vous aider à refaire votre CV et votre Linkedin, accompagné par un professionnel du secteur. 

  • Infos : située tout en haut de votre profil, cette section vous permet de faire un “elevator pitch” de votre profil. Notre conseil : plutôt que rédiger un gros bloc de texte difficile à lire, résumez vos expériences, vos forces et ce que vous recherchez en quelques bullets points très brefs et percutants. Je vous partage ci-dessous la manière dont j'ai structuré cette section sur mon propre profil LinkedIn :
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  • Expériences : c’est la partie la plus importante de votre profil. Premier conseil : ajoutez de nouvelles expériences liées à votre reconversion (même si ce sont des stages, du bénévolat ou des projets "Pro Bono"). Deuxième conseil : lorsque vous présentez chaque expérience, ne soyez pas purement descriptif. Mettez en avant les  compétences développées, les outils utilisés et surtout les résultats obtenus (avec des chiffres). De cette manière, le recruteur verra votre véritable impact sur la structure ! À nouveau, je vous partage un exemple issu de mon propre profil LinkedIn :
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  • Recommandations : pour un recruteur, embaucher un profil en reconversion est un pari. Avoir des recommandations d'anciens managers et collègues (même d'un autre secteur) vantant votre sérieux, votre fiabilité ou d’autres qualités permet de rassurer les recruteurs. N'ayez pas peur d'en demander !

Poster régulièrement sur LinkedIn 

Nous donnons le même conseil à tous nos élèves au début de leur formation : n'attendez pas d'être diplômé pour animer votre profil LinkedIn. Si vous n'avez pas de profil, créez-le immédiatement. S'il est en sommeil, réactivez-le !

Pourquoi cette urgence ? Même si vous changez radicalement de métier, votre réseau existant (anciens collègues, clients, partenaires) est votre meilleur atout. C'est la théorie de la force des liens faibles : vos contacts directs ne recrutent peut-être pas dans la Tech, mais leur entourage (amis, famille, réseau de second niveau), oui.

Cependant, pour que votre réseau puisse vous recommander, il doit être le témoin de votre évolution. Il faut transformer vos contacts en supporters de votre projet. Pour cela, une seule méthode : le storytelling. Partagez les différentes étapes de votre parcours de reconversion à votre réseau Linkedin. 

Voici les 3 temps forts à ne pas manquer :

  • Le début de votre formation : annoncez officiellement votre entrée en formation. Expliquez pourquoi vous faites ce choix et quel est votre objectif. Cela officialise votre démarche et suscite la bienveillance.
  • Pendant la formation : c'est le plus important. Partagez vos petites victoires, vos projets techniques, et même les difficultés surmontées. 
  • Le fin de votre formation : pour annoncer la fin de leur formation, chez Jedha nos élèves postent souvent une photo de leur attestation de réussite ou de leur promo réunie lors du dernier jour pour la présentation des projets finaux. 

Échanger avec des professionnels du secteur

Pour réussir votre reconversion (et décrocher votre premier job), vous aurez besoin de maîtriser les compétences clés de votre nouveau métier. Mais vous aurez aussi besoin de comprendre comment fonctionne le secteur dans lequel vous souhaitez évoluer : 

  • Quelles sont les technologies plébiscitées actuellement en entreprise et auxquelles se former ? Et quelles sont celles en déclin à éviter ?
  • Quels types de structures (ESN, startups, grands groupes) sont ouverts aux profils en reconversion ? Pour quels postes ? 
  • Au-delà de la fiche de poste, qu'est-ce qui rassure concrètement un recruteur dans votre domaine ?

Et pour cela, le mieux est d’échanger avec des professionnels du secteur le plus tôt possible. Chez Jedha, nous mettons tout en œuvre pour faciliter ces rencontres en organisant plusieurs types d’événements tout au long de la scolarité de nos élèves :

  • Témoignages d’alumni (« Paroles d’alumni ») : nos anciens élèves partagent leur parcours et répondent à toutes les questions de nos élèves.
  • Présentations d’entreprise : des professionnels viennent présenter leur structure, leurs métiers et leurs attentes en matière de recrutement.
  • Coaching carrière par des professionnels du secteur : un accompagnement individualisé pour guider chaque élève dans son projet professionnel.

Étape 2 - Clarifier et renforcer ses expériences professionnelles

Capitaliser sur ses expériences passées 

Une erreur fréquente chez nos élèves en reconversion consiste à vouloir faire "table rase" de leur passé professionnel. Persuadés que leur ancienne carrière est décorrélée de leurs nouvelles aspirations, beaucoup oublient de valoriser leurs compétences passées.

Or quand vous travaillez depuis 5, 10 ou 15 ans, vous avez nécessairement des compétences (“soft skills” comme “hard skills”) à faire valoir dans votre nouvelle carrière. Avant de vous lancer dans la recherche de nouvelles expériences pro à mettre sur votre CV, faites d’abord le bilan de toutes les compétences précédemment acquises et transférables dans votre nouvelle carrière. 

Voici quelques exemples de compétences “transposables” d’une carrière à une autre : 

  • L'éthique et la posture professionnelles : contrairement à un jeune diplômé qu'il faut acculturer au monde de l'entreprise, un profil en reconversion maîtrise déjà les codes et les exigences du monde professionnel. C’est un atout considérable ! 
  • La gestion de projet & le management : La capacité à piloter des projets, à coordonner des équipes ou à gérer des parties prenantes se retrouve dans toutes les familles de métiers. Qu'elles aient été acquises en marketing, en finance ou en logistique, ces expertises restent parfaitement pertinentes pour des postes de Data Analyst ou d’Ingénieur en cybersécurité
  • L’expertise technique : Il est fréquent d'avoir exercé des facettes de son nouveau métier par le passé sans les nommer ainsi. Par exemple, un Responsable Commercial ayant conçu des dashboards complexes ou passé beaucoup de temps sur Excel possède déjà une première expérience opérationnelle en analyse de données. Il est important de mettre en avant cette expérience dans son CV, plutôt que de la passer sous silence.

Se créer un portfolio de projets 

Ce conseil est particulièrement pertinent pour les professionnels se reconvertissant vers les métiers de la Tech. Pour convaincre un recruteur, il est impératif de prouver votre niveau technique. Vous aurez besoin de le faire de 2 manières :

  • Dans votre candidature : via un portfolio de projets.
  • Pendant le processus de recrutement, avec les entretiens techniques.

Puisque Jedha forme spécifiquement aux métiers de la Data et de la Cybersécurité, voici nos recommandations précises dans ces 2 domaines. 

Comment créer un portfolio de projets pour la Data ?

  • Capitalisez sur les projets réalisés lors de votre formation : reprenez les projets réalisés durant votre cursus chez Jedha, et améliorez-les pour vous distinguer des autres candidats.
  • Choisissez des projets adaptés au poste visé :
    • Pour un Data Analyst : privilégiez le dashboarding et l'analyse exploratoire (EDA).
    • Pour un Data Engineer : proposez un projet de mise en production d'une architecture de données.
    • Pour un Data Scientist : présentez la création de modèles de Machine Learning et leur mise en production.
  • Adaptez la forme à la nature du projet : utilisez des supports cohérents, comme des Dashboards sur Power BI ou Looker Studio pour la data visualisation, ou des Jupyter Notebooks hébergés sur GitHub pour le code.
  • Mettez en avant des compétences complémentaires : inutile de présenter trois projets quasi-identiques sur des jeux de données différents. L'objectif est de montrer une variété d'approches et de technologies maîtrisées.

Comment créer un portfolio de projets pour la Cybersécurité ? L'exercice est plus complexe qu'en Data, mais il est tout à fait réalisable. Voici ce que vous pouvez inclure :

  • Si vous postulez en sysadmin : un portfolio décrivant les infrastructures que vous avez mises en place, leur gestion, ainsi que les mesures de protection appliquées.
  • Si vous postulez en Red Team & détection d'incidents :
    • Des pentests de machines virtuelles (VMs) vulnérables (sans divulguer les solutions pour préserver l'intérêt de ces VMs pour la communauté).
    • Des projets d'analyse de virus (Reverse Engineering).

Décrocher ses premières expériences pros dans le domaine

C'est le paradoxe classique qui bloque tant de juniors : « Je n'ai pas d'expérience, donc on ne me recrute pas. Mais si on ne me recrute pas, je ne peux pas avoir d'expérience ! » Comment faire pour s’en extraire ? 

Il faut changer de perspective. L’expérience ne se résume pas à une suite de CDI ou de CDD : il s’agit avant tout d’accumuler de la pratique en conditions réelles. Peu de candidats juniors le font, donc cela vous permettra de vous distinguer des autres candidats qui n’ont pas d’expérience comme vous. 

Voici trois leviers que nous recommandons à nos élèves pour développer leur expérience sans passer par la case CDI : 

  • Le stage post-formation: pour un employeur, un stage est un engagement financier et juridique bien plus léger qu'un CDD ou un CDI. C'est donc beaucoup plus facile de convaincre une entreprise de miser sur vous et de vous prendre en stage. Une fois à l'intérieur, à vous de faire vos preuves, de vous rendre indispensable et de transformer ce stage en embauche définitive ! 
  • Le bénévolat en association : c'est le moyen idéal d'allier montée en compétence et impact social ! Le plus efficace est d’interroger vos proches : y’a-t-il des besoins dans votre domaine dans les associations qu’ils connaissent ? En Data, vous pouvez également regarder du côté Data For Good et en cybersécurité, vous renseigner auprès du CLUSIF.
  • Le “pro bono" pour les entreprises : si le monde associatif ne vous tente pas, proposez vos services gratuitement (ou à prix réduit) à des structures privées. Inutile de viser les grands groupes ou le secteur public dont les process sont trop lourds. En revanche, ciblez les PME ou les startups : elles ont souvent des besoins techniques immenses mais peu de budget. Elles seront ravies d'accepter votre aide en échange d'une belle recommandation ou d'un cas client pour votre portfolio.

Étape 3 - Candidater et décrocher un entretien

Personnaliser son CV en fonction de l’offre

Vous êtes peut-être surpris de voir le sujet du CV abordé si tardivement. C’est un choix délibéré. Nous souhaitons déconstruire l'idée reçue selon laquelle vous devriez avoir un CV unique, parfaitement exhaustif, et envoyé massivement à toutes les entreprises. 

Vous trouverez sur internet de nombreuses ressources pour apprendre à structurer un CV, et nos formations incluent des ateliers dédiés à ce sujet. Cependant, pour sortir du lot, voici trois stratégies trop souvent négligées :

  • Visez la synthèse plutôt que l'exhaustivité : un recruteur n'accorde que quelques secondes à votre CV. D’un coup d'œil, il doit voir les mots-clés qui vont lui donner le sentiment que vous êtes qualifié pour le poste. Votre objectif n'est donc pas de tout dire de votre parcours, mais de sélectionner uniquement les éléments les plus pertinents pour le poste visé.
  • Créez plusieurs variantes de votre CV selon le métier auquel vous candidatez : c’est la conséquence logique de la nécessité d’être synthétique et de ne retenir que les infos les plus pertinentes sur votre CV ! Par exemple, si vous visez les métiers de la Data, concevez une version "Data Analyst" de votre CV (mettant en avant la dataviz et la compréhension des enjeux business) et une version "Data Scientist" (insistant sur le Machine Learning et vos compétences en déploiement). Certains candidats vont même jusqu’à personnaliser entièrement leur CV pour chaque candidature !
  • Itérez et testez différentes variantes de votre CV : si une version ne génère aucun entretien après une vingtaine d'envoi, c'est qu'elle ne convertit pas. N'insistez pas : retravaillez votre CV, puis testez le à nouveau jusqu'à trouver la formule gagnante qui vous permet de décrocher des entretiens. 

Candidater en personne 

Ce conseil peut sembler anachronique en 2025, pourtant aller sur le terrain offre deux avantages majeurs. Tout d’abord, à l'heure où les processus de recrutement sont 100% digitalisés, le contact humain en présentiel devient, paradoxalement, le meilleur moyen de se différencier. Car peu de candidats osent franchir le pas ! 

Mais surtout, cela vous donne accès à du feedback. La digitalisation des processus de recrutement a créé un effet pervers : celui de la boîte noire. Lorsque vous postulez en ligne, un refus est souvent silencieux et impersonnel. Vous ne savez pas pourquoi votre profil a été écarté, ce qui vous empêche de corriger le tir.

Or, si vous postulez en personne, même si le recruteur n'a pas de poste à vous proposer, l'échange direct vous permet de recueillir des conseils précieux sur votre CV ou votre présentation, impossibles à obtenir en ligne. 

Voici quelques idées pour mettre cette stratégie en œuvre :

  • Participer à des meetups & évènements professionnels dans votre région 
  • Participer à des salons 
  • Faire du porte à porte dans les entreprises de sa région : c’est ce qui a permis à notre alumni Hervé de trouver un emploi dans la région de Pau, alors même que les opportunités dans la cybersécurité dans la région sont moins nombreuses que dans les grandes métropoles françaises. 

Suivre ses candidatures et relancer les entreprises 

Très souvent, les élèves que nous accompagnons partent du principe que leur candidature est refusée lorsqu’ils ne reçoivent pas de réponse. Or ce n’est pas forcément le cas ! 

Dans un monde idéal, les recruteurs feraient parfaitement leur travail, et vous recevriez systématiquement une réponse en cas de candidature. Mais personne n’est parfait et il y a de multiples raisons pour lesquelles un recruteur peut cesser de répondre sans pour autant avoir refusé votre candidature. 

C’est pourquoi il est important de suivre attentivement chacune de vos candidatures pour pouvoir les relancer le moment venu si vous n’avez pas eu de réponses ! Cela vous évitera d’être frustré par le silence d’une entreprise mais aussi dans certains cas vous réussirez à relancer votre candidature. 

Voici quelques conseils pour bien suivre vos candidatures et relancer efficacement les recruteurs : 

  • Créez un tableau de bord pour suivre vos candidatures : les outils intégrés aux sites d’emploi sont pratiques, mais peu efficaces lorsque vous candidatez sur plusieurs plateformes à la fois. Notre conseil : utilisez la version gratuite d’un outil comme Notion pour vous créer un tableau personnalisé avec les informations essentielles : entreprise, poste visé, date de candidature, statut de la candidature, contact du recruteur, etc.
  • Identifiez le bon contact sur LinkedIn : les offres mentionnent rarement le recruteur (qu’il s’agisse du RH en charge du process ou de votre futur manager). Pour le trouver, consultez la page LinkedIn de l’entreprise et repérez les employés en charge du recrutement (Talent Acquisition, Chargé·e de recrutement, RH) ou votre futur manager potentiel. Dans les petites structures, le bon interlocuteur est souvent facile à identifier.  Dans les grandes entreprises, c’est plus difficile mais si vous tentez quand même de contacter quelqu’un, elle pourra vous orienter vers le bon interlocuteur. 
  • Utilisez des outils pour trouver des emails professionnels : Si vous avez atteint votre limite de messages LinkedIn, des outils gratuits comme Hunter.io ou Lusha peuvent vous aider à trouver les adresses email professionnelles des recruteurs gratuitement.
  • Relancez au bon moment : n’attendez pas trop longtemps pour relancer ! Une relance après 7 à 10 jours est tout à fait appropriée. Loin d’être intrusive, elle démontre votre motivation, votre rigueur et votre sens de la communication, des qualités appréciées des recruteurs.
  • Soignez votre message de relance : votre message doit être concis mais il doit surtout comprendre les différents éléments de votre candidature initiale (CV, lettre de motivation, portfolio). En effet, même si le recruteur lit votre message de relance, il n’aura pas forcément le temps de retrouver votre candidature dans son logiciel RH. 

Étape 4 - Réussir ses entretiens 

Préparer ses entretiens sérieusement

Pour un recruteur ou un manager, un manque de préparation est immédiatement détectable et constitue un signe que le poste ne vous intéresse pas vraiment. 

Mettez en place un rituel : bloquez systématiquement un créneau d'une heure avant chaque entretien pour vous préparer. Avec l'expérience, le temps nécessaire pour vous préparer se réduira, mais cette étape restera indispensable. 

Pourquoi faut-il préparer un entretien ? Pour être plus convaincant ! Si vous connaissez votre interlocuteur, l’entreprise, ses enjeux, et les forces de votre profil, vous éviterez d’échanger des banalités et vous pourrez avoir une discussion plus intéressante et convaincante. 

Voici les trois axes que doit couvrir votre préparation pour faire mouche auprès du recruteur :

  • Se renseigner sur votre interlocuteur : une première étape est de consulter son profil LinkedIn. Cherche-t-il à recruter quelqu'un qui lui ressemble ou quelqu'un qui le complète ? Identifier cette dynamique vous permettra d'ajuster votre argumentation. 
  • Comprendre quels sont les enjeux de l’entreprise et du poste : allez au-delà de la page d'accueil du site web et effectuez une revue de presse rapide pour identifier leurs défis actuels. Un candidat qui comprend les enjeux business de l'entreprise se distingue immédiatement de celui qui ne cherche qu'un "job technique".
  • Identifier vos forces pour ce poste : le recruteur doit être convaincu que vous êtes la personne qu’il lui faut. Pour le convaincre de cela, il faut avoir réfléchi avant l’entretien à pourquoi on est un match parfait pour le poste. Et le mettre subtilement en avant dans ses réponses. 

S’entraîner pour les entretiens techniques

C’est une spécificité des métiers de la Tech : votre processus de recrutement inclura très probablement des entretiens techniques pour tester vos compétences en direct.

Le contenu de ces épreuves varie selon les métiers visés. Puisque Jedha forme avant tout des experts en Data et en Cybersécurité, nous allons vous donner des conseils sur les entretiens techniques dans ces 2 domaines-là ! 

À quoi ressemblent les entretiens techniques en Data ? Ils s'articulent généralement autour de trois types de questions :

  • Des questions mathématiques : statistiques, probabilités.
  • Des questions de programmation, principalement en Python et SQL.
  • Des questions sur le machine learning.

À quoi ressemblent les entretiens techniques en Cybersécurité ? L'évaluation repose souvent sur trois axes :

  • Des questions techniques théoriques. Par exemple : “Quelle est la différence entre une adresse IP publique et privée ?”. 
  • Des questions de mise en pratique. Par exemple : “Nous utilisons un serveur web sur telle technologie, quelles sont les bonnes pratiques pour le sécuriser ?”. 
  • Des questions d'actualité : notamment sur les failles récentes ("Zero Day"). Une veille régulière en sécurité informatique est donc indispensable pour pouvoir répondre ! 

Comment s'y préparer ? Il n'y a pas de secret : cela demande de réviser ses fondamentaux régulièrement, bref de bachoter ! Pour les aider, nos élèves ont accès à des listes de questions types pour se préparer. 

Adopter la bonne attitude pendant l’entretien 

Premier conseil : soyez à l’écoute, et montrez-le (par exemple en prenant des notes). Lors d’un entretien, l’idée n’est surtout pas de réciter un script appris par coeur mais d’être à l’écoute de ce que votre interlocuteur vous partage. L’objectif est qu’une conversation se crée avec le recruteur et qu’elle lui donne envie d’aller plus loin. 

Deuxième conseil : montrez que vous êtes archi-motivé ! C’est l’une des grandes forces des profils en reconversion, notamment par rapport aux professionnels qui ont plus de bouteille mais sont parfois moins motivés. Alors jouez sur celle-ci, et prouvez que vous avez envie de vous impliquer dans le projet, d’apprendre et de vous améliorer, et d’apporter une énergie positive à l’équipe. 

Une excellente façon de le montrer est de poser des questions. On vous demandera systématiquement si vous avez des questions à la fin d’un entretien. Ne répondez jamais par la négative ! Préparez à l’avance une petite liste de questions afin d’en avoir au moins une qui n’aura pas été abordée pendant l’entretien.

Envoyer un email après chaque entretien 

L'entretien ne s'arrête pas au moment où vous quittez la salle (ou la visio !). L'envoi d'un email de suivi est une étape indispensable, pourtant négligée par de nombreux candidats.

Idéalement envoyé dans les 24 heures suivant l'échange, ce message s'adresse à toutes les personnes rencontrées (opérationnels et RH). Il ne s'agit pas d'un simple message de courtoisie, mais d'une dernière opportunité de prouver votre motivation et de vendre votre profil.

Nous vous conseillons de structurer votre email autour de trois points clés :

  1. Synthétisez brièvement ce que vous avez compris des missions et des enjeux du poste. Cela rassure le recruteur sur votre capacité de compréhension.
  2. Indiquez clairement que cet échange a renforcé votre envie de rejoindre l'équipe, et que vous êtes très enthousiaste.
  3. Résumez en une phrase pourquoi vous êtes le candidat idéal pour répondre aux besoins évoqués plus haut (le fameux "match").

Et si vous voulez apporter une précision suite à l’entretien, ou si vous avez oublié de mentionner un point fort, c'est le moment idéal pour le faire.

Pour aller plus loin : 5 façons dont nous accompagnons nos élèves pour trouver leur 1er job

Dans cet article, nous vous avons partagé une petite partie du savoir accumulé par les équipes de Jedha depuis 2017. Le reste est accessible sur JULIE, la plateforme d’apprentissage utilisée au quotidien par nos élèves.

Sur cette plateforme, ils bénéficient d’un accès à vie à notre méthode détaillée pour trouver un emploi après un bootcamp. Mais notre accompagnement Carrière ne s’arrête pas là. Il s’appuie sur plusieurs actions concrètes pour faciliter leur insertion professionnelle :

  • un module Carrière de 3 jours, intégré à la fin de chaque formation Fullstack
  • un coaching individuel pour accélérer leur recherche d’emploi après la formation
  • des dizaines d’événements Carrière organisés chaque année, pendant et après la formation, pour développer leur réseau et les aider mieux comprendre le secteur.
  • et un partage régulier d’offres d’emplois.

Et cette méthode fonctionne. D’après notre dernier rapport d’insertion, 93 % de nos élèves sont en emploi un an après leur formation, dont 73 % dans le métier visé. En moyenne, leur salaire augmente de 6 000 €, et 97 % déclarent se sentir mieux dans leur nouvelle carrière.

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Benoît Yèche
Benoît Yèche
Chief Marketing Officer
Benoît est le Chief Marketing Officer de Jedha Bootcamp depuis décembre 2022. Diplômé d'HEC et Sciences Po Paris, il s'est spécialisé dans le marketing et les start-ups. Passionné de Data Marketing et des sujets liés à la formation continue, il a rejoint Jedha pour développer la notoriété de l'école de référence en Data et en Cybersécurité !

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