10 vérités sur le métier de Pentester à connaître en 2026
Le métier de Pentester est en plein essor. Salaires, compétences, formations... découvrez tout ce qu’il faut savoir pour vous lancer dans l’ethical hacking.
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La cybersécurité attire en reconversion parce qu'elle combine un besoin de profils qui grandit avec l'IA, des métiers qui ne sont pas tous techniques et des salaires qui progressent vite.
Une reconversion en cybersécurité ouvre trois familles de métiers de la cybersécurité, qui ne demandent ni le même profil ni les mêmes compétences : la défense, l'attaque et la gouvernance.
« Une posture Blue Team qui est plutôt défense : si vous devez protéger votre château vous mettez des remparts partout avec des douves. La Red Team c'est plutôt d'essayer de trouver toutes les petites failles que je pourrais avoir dans mes remparts, le petit trou qui pourrait me permettre de m'infiltrer. »
Antoine Krajnc, fondateur de Jedha, dans notre table ronde sur les métiers de la cybersécurité
C'est la famille la plus nombreuse, et celle où l'on entre le plus souvent. L'analyste SOC surveille les réseaux et les serveurs, trie les alertes et traite les incidents au sein d'une équipe. L'ingénieur cybersécurité conçoit les défenses et met en place les architectures sécurisées. L'administrateur systèmes et réseaux fait tourner l'infrastructure au quotidien et y applique les bonnes pratiques de sécurité.
C'est la partie la plus visible du métier. Le pentester, ou hacker éthique, est mandaté pour attaquer un système, identifier ses failles et documenter sa méthode afin que l'entreprise les corrige. C'est aussi la famille la moins accessible en premier poste, parce qu'elle suppose d'avoir déjà compris comment un système se défend.
« En sortie d'école ou les étudiants, la première chose qu'ils vont vouloir faire en cyber c'est l'offensif, pen tester, et je pense que c'est peut-être pas le premier bon choix forcément de commencer par là. »
Nicolas Caproni, manager de l'équipe Threat Detection & Research chez Sekoia
Gouvernance, risque et conformité : c'est la posture stratégique de la cybersécurité, et la famille qui ne demande pas de savoir coder. Elle s'appuie sur des réglementations comme le RGPD ou la directive NIS 2 pour définir les règles d'une organisation. Le consultant en cybersécurité accompagne les entreprises dans leur mise en conformité, et le RSSI pilote la stratégie de sécurité, un poste auquel on accède après quelques années d'expérience. Nous détaillons ce chemin dans notre article pour se reconvertir en RSSI.
Le bon premier poste dépend surtout de votre point de départ.
Un an après leur formation, nos alumni cyber travaillent d'abord en conseil, gouvernance et conformité (25 %), en administration systèmes, réseaux et sécurité (23 %), puis en analyse de menaces et opérations SOC (16 %).
Non, mais elle change la façon d'y entrer. Côté défense, elle automatise le premier niveau de tri des alertes dans les SOC, ce qui rend le recrutement d'un analyste junior plus exigeant qu'il y a quelques années. Côté attaque, elle profite d'abord aux attaquants, et crée donc du travail pour ceux qui les arrêtent.
« Pour les attaquants finalement on se rend compte qu'ils ont été plus rapides que les défenseurs à s'approprier l'IA pour générer du phishing ou écrire du code malveillant, écrire des malwares. »
Nicolas Caproni, Sekoia
Aucun parcours d'origine n'est exclu : ce qui compte, c'est de choisir la famille de métiers qui prolonge ce que vous savez déjà faire. Parmi nos alumni cyber, on trouve un responsable qualité devenu RSSI, un mécanicien automobile devenu administrateur systèmes et réseaux, une développeuse devenue analyste SOC et un commercial devenu pentester indépendant.
Oui, vous pouvez vous reconvertir à 40 ans dans la cybersécurité, et vous ne serez pas une exception : 36 % des personnes que nous formons ont 40 ans ou plus. Le métier valorise d'ailleurs la maturité professionnelle, parce qu'une grande partie du travail consiste à faire comprendre un risque à des équipes non techniques et à garder son calme en pleine crise.
Pas dans toutes les familles. La défense et l'attaque demandent de comprendre les systèmes et les réseaux, et d'écrire quelques scripts en Bash ou en Python pour automatiser des tâches, sans aller jusqu'au développement logiciel. La gouvernance, elle, ne demande pas de coder : il faut comprendre une réglementation, évaluer un risque et faire appliquer des règles.
Non, mais ça change la porte d'entrée. Un profil venu du support ou de l'administration système arrive avec une partie du chemin déjà faite et peut viser l'ingénierie. Un profil qui part de plus loin entre généralement par la gouvernance ou par l'analyse, où son expérience passée devient un atout.
« D'avoir des background un peu différents des autres c'est une force. Des juristes aussi qui vont avoir une rigueur qui va permettre d'aller dans la partie conformité être beaucoup plus efficace qu'un ingénieur. »
Nicolas Caproni, manager de l'équipe Threat Detection & Research chez Sekoia

Les deux parcours qui suivent partent loin de l'informatique. Ils montrent deux portes d'entrée très différentes : l'administration des systèmes, et l'enquête numérique.
Hervé Bonetti avait commencé dans l'informatique à la fin des années 1990, comme technicien réseau, avant de bifurquer vers la mécanique automobile. Il y a passé une dizaine d'années et a terminé chef d'atelier. C'est la fermeture de son garage qui l'a ramené vers la tech, avec un bagage informatique vieux de vingt-cinq ans et un secteur qui avait complètement changé entre-temps.
Après sa formation chez Jedha, sa recherche d'emploi est la partie la plus utile de son histoire. Quand les candidatures en ligne restaient sans réponse, il a changé de méthode : il est allé frapper à la porte des entreprises et des ESN de sa région, un jour par semaine, avec des cartes de visite portant un QR code vers son CV. Il est aujourd'hui administrateur systèmes et réseaux chez INSITU France.
« Il y a des sociétés qui prennent plus facilement des personnes en reconversion parce qu'ils savent justement qu'on est motivé à faire une reconversion. »
Hervé Bonetti, administrateur systèmes et réseaux chez INSITU France
Il raconte tout son parcours dans notre série Paroles d'alumni.
Jonathan Riss a passé quinze ans dans la restauration, des cuisines jusqu'à la supervision de plusieurs établissements, avant que son entreprise ne ferme pendant le Covid. En parallèle, il suivait l'univers des cryptomonnaies depuis 2018 et s'entraînait déjà sur des plateformes de challenges en ligne.
Après sa formation chez Jedha, il est recruté par une entreprise américaine de cybersécurité, à l'issue d'un test technique grandeur nature : une enquête sur un projet crypto douteux. Il est aujourd'hui analyste OSINT et Blockchain Intelligence, en télétravail depuis Lyon. L'OSINT consiste à enquêter à partir de sources ouvertes, accessibles à tous : c'est autant une compétence d'investigation que d'informatique.
« Sachez que vous serez jamais assez technique dans tous les cas. Tous les jours je me retrouve confronté à des personnes qui sont beaucoup plus compétentes que moi dans certains domaines. J'ai toujours un peu ce syndrome de l'imposteur, mais comme tout le monde je pense. »
Jonathan Riss, analyste OSINT et Blockchain Intelligence
Il raconte tout son parcours dans notre série Paroles d'alumni.
Cinq compétences forment le socle de toutes les familles de la cybersécurité, et elles s'apprennent dans cet ordre.
Ces compétences se travaillent aussi en dehors d'une formation, sur des plateformes de CTF comme Root-Me ou TryHackMe. Si vous partez de zéro, notre workshop gratuit « Faire son premier pentest » vous initie en une heure aux failles web les plus courantes, sur une application conçue pour l'entraînement. Il fait partie de nos événements gratuits, animés par nos formateurs.
La technique s'apprend en formation, mais ces quatre qualités font souvent la différence dans un poste en cybersécurité.
Un profil débutant en cybersécurité démarre entre 35 000 et 50 000 euros brut par an, soit 2 900 à 4 200 euros brut par mois. Les salaires progressent ensuite vite avec la spécialisation, jusqu'à 100 000 euros et plus pour les profils les plus expérimentés.
Pour le détail par métier et par région, consultez notre article sur le salaire moyen en cybersécurité.
Tout dépend de votre point de départ. Une reconversion qui part de loin démarre généralement dans le bas de la fourchette, autour de 35 000 à 40 000 euros brut par an. Un ancien développeur ou administrateur système valorise ses compétences techniques et vise plutôt le haut.
La bonne comparaison, en reconversion, reste votre salaire actuel. Tous parcours confondus, nos alumni passent d'une rémunération médiane de 38 000 euros avant la formation à 44 000 euros un an après.
Ceux qui demandent une expertise rare ou une responsabilité directe : le pentester spécialisé, l'ingénieur cybersécurité qui conçoit des architectures sécurisées, et surtout le RSSI, qui répond de la sécurité de toute une organisation. Nous détaillons le salaire d'un RSSI dans un article dédié. En reconversion, ces postes arrivent après quelques années d'expérience.
Trois voies mènent aux métiers de la cybersécurité, et elles ne demandent ni le même temps ni le même investissement.
La formation universitaire apporte un diplôme reconnu et un socle théorique solide, avec des masters spécialisés en sécurité informatique. Elle demande au moins deux ans, ce qui la rend difficile à concilier avec une reconversion en cours de carrière.
La formation en ligne en autonomie coûte peu, voire rien, et suit votre rythme. Mais la cybersécurité s'apprend en manipulant des systèmes, et seul, il manque les environnements d'entraînement, la correction et un projet à défendre en entretien.
Le bootcamp est le format conçu pour la reconversion. Il amène à l'employabilité en quelques mois, par des exercices en conditions réelles, avec une promotion qui avance au même rythme que vous. C'est le format que nous avons choisi chez Jedha.
Chez Jedha, nous sommes une école spécialisée en data, en intelligence artificielle et en cybersécurité. Nous accompagnons des personnes en reconversion depuis 2017, et plus de 4 000 élèves sont passés par nos formations.
Notre formation Cybersécurité dure 450 heures, en trois mois à temps plein ou sept mois à temps partiel, en ligne ou sur l'un de nos campus.
Ce que vous apprenez
Les points forts de notre formation
Si vous partez de zéro, notre formation cybersécurité pour débutant vous donne en deux semaines les bases des systèmes, des réseaux et de la sécurité web, jusqu'à votre premier test d'intrusion. Elle est elle aussi éligible au CPF.

Les deux formations Cybersécurité de Jedha, celle pour débutant comme le bootcamp complet, sont éligibles au CPF et aux dispositifs publics de financement. Les solutions de financement à mobiliser dépendent de votre situation.
Si vous êtes salarié, plusieurs dispositifs permettent même de vous reconvertir sans perdre votre salaire, à commencer par Transitions Pro. Un dossier de financement se prépare à l'avance, et notre équipe d'admission vous aide à identifier les dispositifs auxquels vous avez droit et à préparer les pièces dans les temps. Vous pouvez prendre rendez-vous pour faire le point sur votre situation.
Une reconversion en cybersécurité se prépare en trois étapes, de la découverte du programme à l'organisation de votre financement.
Comptez deux semaines pour acquérir les bases si vous partez de zéro, puis trois mois à temps plein ou sept mois à temps partiel. C'est le parcours proposé par Jedha : la formation Cybersécurité pour débutant, de 75 heures, puis le bootcamp Cybersécurité, de 450 heures. Il faut ensuite ajouter le temps de la recherche d'emploi.
Entre 2 900 et 4 200 euros brut par mois pour un débutant, soit 35 000 à 50 000 euros par an. Avec quatre à six ans d'expérience, le salaire passe à 3 750 à 6 250 euros brut par mois, et il dépasse 5 400 euros pour les profils expérimentés ou spécialisés.
Oui, aucun diplôme n'est exigé pour travailler dans la cybersécurité. Les recruteurs regardent vos compétences pratiques, vos certifications et les exercices que vous avez menés. Nous détaillons ce point dans notre article sur la cybersécurité sans diplôme.
Le bootcamp Cybersécurité de Jedha coûte 7 500 euros pour 450 heures, et la formation Cybersécurité pour débutant 1 500 euros pour 75 heures. Les deux sont éligibles au CPF et aux dispositifs publics, qui couvrent tout ou partie du montant selon votre situation. Le paiement en trois fois sans frais est aussi possible.
Le bootcamp Cybersécurité de Jedha et sa formation pour débutant sont tous les deux éligibles au CPF. Depuis avril 2026, une participation forfaitaire de 150 euros reste à votre charge, sauf si vous êtes demandeur d'emploi ou si votre employeur cofinance. Les deux formations sont aussi finançables par France Travail.
Oui, c'est ce que permet le format à temps partiel, qui s'étale sur sept mois pour le même volume de 450 heures. Une exception : si vous financez votre reconversion avec Transitions Pro, la formation cyber doit être suivie à temps plein, et votre rémunération est alors prise en charge par le dispositif.
Non, elles ne sont pas obligatoires. Certaines sont appréciées sur des postes précis, mais pour un premier poste, des exercices pratiques et un projet que vous savez défendre en entretien pèsent souvent davantage. Les plateformes de CTF servent justement à montrer votre niveau.