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Métier cybersécurité : les 10 postes qui recrutent en 2026

Alain Demenet
Par 
Alain Demenet
CTO
Dernière mise à jour le 
26/10/2026
Métier cybersécurité : les 10 postes qui recrutent en 2026

Y a-t-il des opportunités d'emploi en cybersécurité en 2026 ?

Rassurez-vous : les organisations ont toujours besoin de professionnels de la sécurité informatique, et les métiers de la cybersécurité sont même parmi les plus rémunérateurs de toute l’informatique. L’APEC situe ainsi le salaire médian de cette famille à 60 000 € brut par an, une rémunération qui grimpe avec l’expérience. Pour preuve, là où un junior touche entre 38 000 et 60 000 €, un profil confirmé gagne entre 44 000 et 92 000 €, tandis que les seniors peuvent prétendre jusqu’à 115 000 €. Vous pourrez découvrir ces chiffres en détail dans notre article sur le marché de la cybersécurité.

Mais attention, là où les recruteurs cherchaient auparavant des profils « couteau suisse », les généralistes ne font aujourd’hui plus rêver. Les entreprises veulent désormais des personnes capables d’occuper un rôle bien défini, qu’il s’agisse de repérer une attaque, d’enquêter sur un incident, de tester les défenses ou de faire respecter la réglementation. 

Pour travailler dans la cybersécurité, la première étape consiste donc tout simplement à savoir dans quelle famille de métiers de la cyber vous vous projetez. Et ces familles sont au nombre de trois, comme le résume justement le fondateur de Jedha :

Blue Team et Red Team sont plutôt des métiers plus techniques, quand la GRC est plutôt plus managériale ou plus stratégique. La posture Blue Team qui est plutôt défense, une posture Red Team qui est plutôt attaque.
Antoine Krajnc, fondateur de Jedha, dans notre
table ronde « Métiers de la Cyber en 2026 ».

Pour vous aider à y voir plus clair, voici les 10 métiers que nous allons passer en revue, avec leur niveau de rémunération et leurs conditions d’accès si vous êtes en reconversion :

Les 10 métiers de la cybersécurité en 2026 : salaires et accès en reconversion
Métier Salaire brut annuel Source Accessible en reconversion Formation Jedha
Analyste SOC 38 000 à 45 000 € Glassdoor, 2026 Oui Cybersécurité pour débutants, puis Cybersécurité
Ingénieur cybersécurité 37 000 à 60 000 € APEC, 2026 Oui, avec un bagage technique Cybersécurité
Architecte cybersécurité 49 000 à 64 000 € Glassdoor, 2026 Non, métier d'évolution Formation avancée en cybersécurité
Analyste Cyber Threat Intelligence 50 000 à 65 000 € Offres publiées en 2026 Après une première expérience Cybersécurité
Analyste CERT / CSIRT 50 000 à 55 000 € Offres publiées en 2026 Après une première expérience Cybersécurité
Pentester 40 000 à 50 000 € en début de carrière Silkhom, 2026 Oui, après une première expérience technique Cybersécurité, puis notre formation avancée
RSSI 40 000 à 80 000 € APEC, 2025 Non, poste de direction Cybersécurité et ISO 27001
Consultant en cybersécurité 40 000 à 50 000 € Glassdoor, 2026 Oui Cybersécurité
Consultant GRC 40 000 à 51 000 € Glassdoor Oui, avec un profil conformité ISO 27001
Auditeur cybersécurité 41 000 à 55 000 € Glassdoor, 2026 Oui, avec un profil audit ISO 27001

La Blue Team, les métiers qui défendent

Repérer une intrusion, la stopper, puis faire en sorte qu’elle ne se reproduise pas : voilà tout le travail de la Blue Team, l’équipe qui veille sur la sécurité de l’entreprise et la protège des cyberattaques jour après jour. Et si vous envisagez une reconversion, c’est sans doute par là que vous ferez vos premiers pas, puisque c’est aussi la famille de métiers de la cybersécurité qui embauche le plus de profils juniors.

1. Analyste SOC

L’Analyste SOC travaille au sein d’un SOC (pour Security Operations Center), le centre qui surveille en continu la sécurité informatique d’une entreprise. Concrètement, son rôle consiste à analyser les alertes envoyées par les outils de détection pour écarter celles qui sont de fausses alertes, et déclencher la réponse prévue dès qu’une attaque est avérée. Ce poste est d’ailleurs idéal pour débuter en cyber, puisqu’il vous permet d’évoluer au sein d’une équipe aux procédures déjà bien établies et qui vous serviront de guides.

Ses missions au quotidien :

  • Passer au crible les alertes des outils de détection pour éliminer les faux positifs.
  • Confirmer qu’un incident est bien réel, puis activer la procédure de réponse prévue.
  • Consigner chaque incident et affiner les règles de détection pour la suite.

Son salaire : comptez entre 38 000 et 45 000 € brut par an selon votre expérience (Glassdoor, 2026). Les écarts d’une région à l’autre sont détaillés dans notre article dédié au salaire de l’analyste SOC.

Où il travaille : chez les opérateurs de services de sécurité managés, dans les grandes entreprises qui disposent de leur propre centre de supervision, en ESN ou chez les éditeurs de solutions de sécurité.

Vous partez de zéro ? Avant de vous lancer dans un parcours complet, notre formation Cybersécurité pour débutants vous permet de découvrir le domaine en 75 heures, et de vous assurer qu’il est bien fait pour vous.

2. Ingénieur cybersécurité

Si l’Analyste SOC donne l’alerte, l’Ingénieur cybersécurité bâtit les remparts. Postes de travail, serveurs, ou encore outils de détection, c’est lui qui installe et paramètre les protections, colmate les failles de sécurité repérées, et veille à ce que l’ensemble du SI reste solide sur le long terme. Et si vous avez déjà un bagage technique, il s’agit d’un des deux métiers de la cybersécurité que les experts qui sont intervenus lors de notre table ronde vous conseillent pour débuter.

Ses missions au quotidien :

  • Installer et paramétrer les solutions de protection sur l’ensemble du parc informatique.
  • Colmater les vulnérabilités détectées et garder un œil sur les mises à jour de sécurité.
  • Diffuser les bonnes pratiques auprès des équipes techniques.

Son salaire : entre 37 000 et 60 000 € brut par an selon l’expérience (APEC, 2026). Pour voir comment cette rémunération évolue au fil d’une carrière, jetez un œil à notre guide sur le salaire d’un Ingénieur en cybersécurité.

Où il travaille : en ESN, chez les éditeurs de logiciels, dans l’industrie, les banques et assurances, ou encore dans le secteur public.

Mais impossible de protéger ce que l’on ne comprend pas. C’est pourquoi notre formation Cybersécurité vous apprend d’abord à gérer des systèmes et des réseaux, puis à les sécuriser de bout en bout, le tout en 450 heures.

3. Architecte cybersécurité

Là où l’Ingénieur installe les protections, l’Architecte cybersécurité décide de leur emplacement, et ce bien avant que le système ne voie le jour. Quels réseaux isoler les uns des autres ? Où positionner les points de contrôle ? Quelles technologies choisir pour que l’ensemble soit toujours aussi robuste dans quelques années ? Ce sont toutes ces questions qu’il tranche en amont.

Ses missions au quotidien :

  • Dessiner l’architecture de sécurité des systèmes et des réseaux.
  • Sélectionner les technologies de protection et fixer les règles de cloisonnement.
  • Épauler les équipes projet pour que la sécurité soit pensée dès le départ.

Son salaire : entre 49 000 et 64 000 € brut par an, un écart qui dépend surtout de l’envergure des systèmes à sécuriser (Glassdoor, 2026).

Où il travaille : dans les grands groupes, les banques et assurances, chez les opérateurs télécoms, en ESN et dans le secteur public.

Et inutile de viser ce poste dès la sortie de formation, car il ne se mérite qu’après plusieurs années passées dans l’ingénierie ou l’administration système. Après avoir accumulé un peu d’expérience en sécurité informatique, rejoindre notre formation avancée en cybersécurité vous aidera à acquérir les compétences nécessaires pour évoluer et devenir Architecte en cybersécurité.

4. Analyste Cyber Threat Intelligence (CTI)

Et si vous pouviez connaître les plans de l’ennemi avant qu’il ne passe à l’action ? C’est tout l’objet de la Cyber Threat Intelligence, soit le terrain de jeu de l’analyste CTI. Son quotidien ? Pister les groupes d’attaquants en activité, disséquer leurs outils et leurs modes opératoires, puis traduire ses découvertes en règles de détection directement exploitables par les équipes de défense. Un métier que Nicolas Caproni, l’un des intervenants de notre table ronde, connaît bien, puisque c’est précisément la spécialité de l’équipe Threat Detection & Research qu’il dirige chez Sekoia.

Ses missions au quotidien :

  • Surveiller les groupes d’attaquants actifs et cartographier leurs techniques.
  • Décortiquer les logiciels malveillants et les infrastructures sur lesquelles ils s’appuient.
  • Transformer ses analyses en règles de détection et en rapports pour les équipes de défense.

Son salaire : comptez 50 000 à 65 000 € brut par an pour un profil confirmé en CDI, d’après les offres publiées en 2026. Notez qu’aucun baromètre français ne suit encore ce métier : ces montants sont donc des repères relevés sur des annonces réelles, et non des médianes de marché.

Où il travaille : chez les éditeurs de solutions de cybersécurité, dans les banques, la défense, chez les opérateurs de services managés et au sein des grandes équipes de réponse à incident.

Notez enfin qu’il s’agit plutôt d’un poste de spécialisation que de première embauche. La plupart des analystes CTI arrivent ainsi d’un SOC ou d’une équipe de réponse aux incidents, et ils ont d’abord acquis les bases techniques en suivant un cursus comme notre formation en sécurité informatique, qui est un excellent point de départ.

5. Analyste CERT / CSIRT

Le mal est fait et l’attaque a eu lieu ? C’est là qu’entre en scène l’Analyste CERT ou CSIRT. Véritable enquêteur du numérique, il examine les machines touchées, relève les traces laissées par l’attaquant et reconstitue pas à pas le scénario de l’intrusion. Il consigne ensuite ses conclusions dans un rapport, et veille à ce que les failles utilisées soient corrigées au plus vite.

Ses missions au quotidien :

  • Enquêter sur les incidents de sécurité pour retracer le fil des attaques.
  • Examiner les machines et les journaux touchés afin de repérer la porte d’entrée de l’attaquant.
  • Rédiger les rapports d’incident et accompagner le retour à la normale des systèmes.

Son salaire : en Île-de-France, les CDI proposés en 2026 aux profils confirmés tournent autour de 50 000 à 55 000 € brut par an. Là encore, aucun baromètre français ne s’intéresse spécifiquement à ce poste, et il est donc impossible de vous indiquer une médiane.

Où il travaille : dans les grands groupes dotés de leur propre CERT, en ESN, chez les éditeurs, dans les cabinets spécialisés en réponse à incident et dans le secteur public.

Les offres exigent presque toujours une première expérience en SOC ou en investigation. Voyez donc notre bootcamp en cybersécurité comme le point de départ de ce parcours et non comme son aboutissement.

La Red Team, les métiers qui attaquent pour protéger

Avec la Red Team, on change complètement de camp. Ici, l’objectif est de lancer de véritables attaques contre l’entreprise, avec son accord et dans un cadre fixé par contrat, pour mettre au jour ses failles et les corriger avant que des hackers malveillants ne s’en emparent. Et dans cette famille, un métier se taille la part du lion : celui de Pentester.

6. Pentester

Penser comme un pirate pour mieux le contrer : voilà la philosophie du Pentester, aussi appelé Hacker éthique. Mandaté par contrat, il lance des tests d’intrusion contre les systèmes de son client, tente d’en forcer l’accès, puis note précisément comment il s’y est pris. Il remet ensuite un rapport qui permettra à l’entreprise de corriger les brèches détectées avant qu’elles ne soient exploitées à mauvais escient.

C’est sans doute le métier de la cybersécurité qui fait le plus rêver, au point de traîner derrière lui son lot de clichés. Pour démêler le vrai du faux, lisez notre article sur les 10 vérités du métier de pentester.

Ses missions au quotidien :

  • Lancer des tests d’intrusion contre des applications, des réseaux ou des systèmes.
  • Débusquer les erreurs de configuration et les vulnérabilités exploitables.
  • Consigner chaque faille trouvée et suggérer des correctifs aux équipes techniques.

Son salaire : un profil junior démarre entre 40 000 et 50 000 € brut par an (baromètre Silkhom, 2026). Pour connaître l’évolution de ce salaire à chaque étape de carrière, consultez notre article sur la rémunération moyenne d’un pentester.

Où il travaille : en cabinet de conseil ou d’audit spécialisé, chez les éditeurs de solutions de sécurité, dans les grands groupes qui disposent de leur propre équipe offensive, ou à son compte.

Mais attention à ne pas brûler les étapes ! Ce métier exige un entraînement constant, et on l’exerce rarement dès sa première embauche. Nicolas Caproni s’en amuse d’ailleurs :

C’est toujours rigolo, depuis 15 ans c’est vrai que en sortie d’école ou des étudiants, la première chose qu’ils vont vouloir faire en cyber c’est l’offensif, pentester, et je pense que c’est peut-être pas le premier bon choix forcément de commencer par là.
Nicolas Caproni, Head of Threat Detection & Research chez Sekoia, table ronde « Métiers de la Cyber en 2026 ».

D’où le conseil des experts de notre table ronde : faites d’abord vos armes côté défense ou administration, tout en vous entraînant en parallèle sur des plateformes comme TryHackMe ou Hack The Box. Et c’est justement pour vous préparer à ce double profil que notre formation pour devenir pentester mêle, en 450 heures, pratique offensive et techniques de défense.

La GRC, les métiers qui gouvernent et mettent en conformité

Moins de lignes de code, plus de stratégie : la troisième famille des métiers de la cybersécurité s’intéresse à l’organisation de la sécurité plutôt qu’aux machines. En s’appuyant sur des textes comme le RGPD ou la directive NIS 2, ses professionnels fixent les règles du jeu, évaluent les risques et s’assurent qu’ils restent sous contrôle. Et bonne nouvelle si vous n’avez pas de bagage technique : c’est la famille qui vous ouvrira le plus facilement ses portes. Pour preuve, d’après notre rapport d’insertion 2026, 25 % des alumni de notre parcours Cyber travaillent dans le conseil, la GRC ou la conformité un an après leur formation.

7. RSSI, responsable de la sécurité des systèmes d'information

Garant de la sécurité de toute l’entreprise, le RSSI fixe la stratégie de protection et en répond devant la direction. Attention à ne pas le confondre avec le DSI (directeur des systèmes d’information), qui supervise l’ensemble de l’informatique, car le RSSI ne gère pas les infrastructures. Son rôle consiste donc à édicter les règles de sécurité, puis à contrôler qu’elles sont bien respectées. Martin Schamelhout, l’un des intervenants de notre table ronde, le résume parfaitement :

Souvent dans une entreprise il y a un DSI et un RSSI, en tout cas dans les grands comptes, et le RSSI son objectif c’est vraiment d’être le chef d’orchestre de la sécurité des systèmes d’information, tout en respectant les conformités, directives, réglementation, parce que que ce soit au niveau européen ou national il y a des réglementations justement à appliquer.
Martin Schamelhout, intervenant de notre table ronde « Métiers de la Cyber en 2026 ».

Ses missions au quotidien :

  • Élaborer la politique de sécurité et convaincre les directions métier de l’adopter.
  • Superviser la mise en conformité réglementaire, du RGPD à la directive NIS 2.
  • Arbitrer les budgets alloués à la sécurité et en rendre compte à la direction.

Son salaire : entre 40 000 et 80 000 € brut par an, selon la taille de la structure (APEC, 2025). Et pour comprendre les écarts de rémunération entre un RSSI de PME et un RSSI de grand groupe, découvrez notre article sur le salaire moyen du RSSI.

Où il travaille : dans les grands groupes, les banques et assurances, le secteur public, mais aussi dans les ETI soumises à la directive NIS 2.

Vous l’aurez compris, on ne devient pas RSSI du jour au lendemain. Ce poste s’atteint après plusieurs années d’expérience dans la sécurité informatique, et nécessite le plus souvent de passer par l’ingénierie ou la conformité. Une reconversion dans la cybersécurité peut donc tout à fait vous y conduire, mais rarement dès votre première embauche. Si vous voulez vous préparer à ce métier, notre formation RSSI vous apporte le socle technique nécessaire, tandis que notre formation ISO 27001 vous permettra de maîtriser la principale norme qui encadre son travail de gouvernance.

8. Consultant en cybersécurité

Un jour l’audit d’une infrastructure, le lendemain un projet de mise en conformité, la semaine suivante une session de formation : impossible de s’ennuyer quand on est Consultant en cybersécurité ! Missionné par ses clients, il évalue leur niveau de protection et les aide à le renforcer. Si vous voulez découvrir un maximum d’environnements différents en début de carrière, c’est clairement le poste qu’il vous faut.

Ses missions au quotidien :

  • Diagnostiquer le niveau de sécurité de ses clients et pointer leurs faiblesses.
  • Préconiser des mesures techniques et organisationnelles à la mesure de chaque structure.
  • Suivre leur déploiement et former les collaborateurs en interne.

Son salaire : entre 40 000 et 50 000 € brut par an selon l’expérience (Glassdoor, 2026). Les différences d’un cabinet à l’autre sont détaillées dans notre guide des salaires du Consultant en cybersécurité.

Où il travaille : dans les cabinets de conseil, les ESN, chez les éditeurs ou dans les entreprises spécialisées en cybersécurité, avec des missions chez des clients de tous les secteurs.

Bon à savoir : expliquer un risque à quelqu’un qui n’est pas informaticien demande autant de pédagogie que de compétences techniques, et vous développerez justement cette double expertise dans notre formation Cybersécurité pour la reconversion.

9. Consultant GRC

Gouvernance, risque et conformité, derrière ces trois lettres se cache un métier qui s’intéresse davantage à l’organisation qu’aux machines. Le rôle du Consultant GRC est ainsi d’identifier les risques qui pèsent sur l’entreprise, de déployer ses politiques de sécurité et de vérifier qu’elle respecte bien les réglementations comme le RGPD ou la directive NIS 2. Si vous vous reconvertissez et n’avez pas de background technique, c’est sans doute votre meilleure porte d’entrée dans la cyber.

Ses missions au quotidien :

  • Recenser les risques de sécurité de l’organisation et les classer par ordre de priorité.
  • Rédiger les politiques de sécurité internes et s’assurer qu’elles sont respectées.
  • Conduire la mise en conformité au RGPD, à la norme ISO 27001 ou à la directive NIS 2.

Son salaire : entre 40 000 et 51 000 € brut par an selon l’expérience (Glassdoor).

Où il travaille : dans les cabinets de conseil, les ESN, les banques et assurances, le secteur de la santé, et plus largement dans toutes les entreprises concernées par la directive NIS 2.

Vous êtes actuellement juriste, auditeur, qualiticien ou gestionnaire des risques et vous vous intéressez à ce métier ? Votre parcours n’est pas un frein, bien au contraire : beaucoup rejoignent la GRC sans jamais passer par la case technique, et leur expérience devient une vraie force. Nicolas Caproni le confirme d’ailleurs :

D’avoir des backgrounds un peu différents des autres, c’est une force pour certains métiers de la cyber, d’avoir une vision des fois des auditeurs techniques ou non techniques qui ont fait des études en psychologie, ou les juristes.
Nicolas Caproni, Head of Threat Detection & Research chez Sekoia, table ronde « Métiers de la Cyber en 2026 ».

Pour vous lancer, notre formation ISO 27001 vous prépare en 42 heures aux certifications PECB de la norme de référence de ce métier.

10. Auditeur cybersécurité

Les règles inscrites dans les politiques de sécurité sont-elles vraiment respectées dans la pratique ? C’est exactement ce que vérifie l’Auditeur cybersécurité. Pour cela, il mène des audits à la fois techniques et organisationnels, relève les écarts avec les normes en vigueur, puis livre un rapport accompagné de recommandations priorisées.

Ses missions au quotidien :

  • Mener des audits de sécurité, aussi bien techniques qu’organisationnels.
  • Relever les écarts avec les normes et les réglementations applicables.
  • Rédiger les rapports d’audit et suivre l’application des recommandations.

Son salaire : entre 41 000 et 55 000 € brut par an selon l’expérience (Glassdoor, 2026).

Où il travaille : dans les cabinets d’audit et de conseil, les ESN, les grands groupes et les organismes de certification.

Ici, nul besoin d’être un expert technique chevronné : la rigueur et une solide maîtrise des normes comptent davantage. Cette expertise, vous pourrez l’acquérir dans notre formation ISO 27001 Lead Auditor, où vous apprendrez à évaluer une organisation selon la norme qui sert de référence à la plupart des audits de sécurité.

Par quel métier commencer en cybersécurité ?

Deux principaux points de départ s’offrent à vous si vous souhaitez travailler dans la sécurité informatique, et ils dépendent avant tout de votre profil :

  • Vous avez déjà des bases techniques ? Orientez-vous vers un poste d’Ingénieur cybersécurité ou d’Administrateur système.
  • Vous partez de plus loin et préférez être bien encadré pour vos débuts ? Le métier d’Analyste SOC sera alors votre meilleure porte d’entrée.

C’est en tout cas le conseil que partagent les trois experts réunis lors de notre table ronde « Métiers de la Cyber en 2026 » :

  • Antoine Krajnc, fondateur de Jedha, qui a conçu nos programmes de cybersécurité ;
  • Nicolas Caproni, à la tête de l’équipe Threat Detection & Research de Sekoia, avec quinze ans d’expérience dans le secteur ;
  • Martin Schamelhout, co-dirigeant de Novicore, une entreprise qui accompagne notamment les TPE et PME dans leur sécurité informatique.

Vous pouvez d’ailleurs revoir l’intégralité de cette table ronde sur notre plateforme JULIE.

Mais sur le terrain, les chemins sont encore plus variés, en témoignent les premiers postes décrochés par nos alumni : d’après notre rapport d’insertion 2026, un an après la formation Cybersécurité, 25 % d’entre eux travaillent dans le conseil, la GRC ou la conformité, 23 % dans l’administration de systèmes et réseaux sécurisés, et 16 % dans l’analyse des menaces ou les opérations SOC. Ce qui explique cette diversité, c’est votre background professionnel : un ancien administrateur système ou développeur pourra viser directement l’ingénierie, tandis qu’un profil issu du juridique ou de la qualité se tournera plus naturellement vers la conformité.

Et c’est sans compter sur l’essor de l’intelligence artificielle, qui a quelque peu rebattu les cartes. Côté défense, elle fait gagner un temps précieux, puisqu’elle permet de repérer plus vite les nouvelles menaces, et aide les analystes à faire le tri parmi les alertes. Mais les pirates s’en servent aussi : grâce à elle, ils rédigent des mails frauduleux bien plus crédibles, et même des attaquants peu expérimentés peuvent désormais créer des logiciels malveillants. Surtout, l’IA ouvre de nouvelles failles dans les entreprises elles-mêmes. En déployant des outils d’IA sans les sécuriser correctement, certaines leur offrent sans le savoir une nouvelle porte d’entrée vers leurs données. Antoine Krajnc met d’ailleurs en garde :

Un attaquant peut tout à fait essayer de trouver un moyen de contourner l’utilisation de l’IA pour siphonner ce qu’il y a dans la base de données.
Antoine Krajnc, fondateur de Jedha, table ronde « Métiers de la Cyber en 2026 ».

Vous voulez bâtir votre projet pas à pas ? Toutes les étapes sont détaillées dans notre guide pour se reconvertir dans la cybersécurité.

Métiers pour travailler dans la cybersécurité après une reconversion

Les autres métiers de la cybersécurité à connaître

Les trois familles que nous venons de parcourir ne font pas tout à fait le tour du secteur. D’autres métiers existent, mais sont moins demandés par les recruteurs, ou réservés à des profils plus pointus. Certains méritent néanmoins d’être connus :

  • CISO : c’est tout simplement le nom anglais du RSSI, et vous croiserez surtout cet intitulé dans les groupes internationaux.
  • Administrateur cybersécurité : il gère au quotidien les systèmes et les réseaux de l’entreprise, en veillant à ce qu’ils respectent les règles de sécurité. C’est d’ailleurs l’un des postes les plus fréquents pour démarrer dans la cyber.
  • Chef de projet cybersécurité : il orchestre la mise en place des projets de sécurité, en gardant un œil sur le calendrier et sur le budget.
  • Cryptologue : il conçoit et teste les méthodes mathématiques qui servent à chiffrer les données. Un vrai métier de chercheur, qui exige un excellent niveau en mathématiques.
  • Forensic analyst : après une attaque, il récupère et examine les preuves numériques laissées sur les machines. On le retrouve souvent au sein d’un CERT.
  • Incident response manager : face à une cyberattaque d’envergure, c’est lui qui coordonne la riposte, de la mobilisation des équipes techniques jusqu’à la communication de crise.
  • Ingénieur réseau et sécurité : il conçoit les réseaux de l’entreprise et les protège, à mi-chemin entre l’administration réseau et la cybersécurité.
  • Security compliance officer : il s’assure que les pratiques de l’entreprise respectent les normes et la réglementation, un rôle proche de celui du Consultant GRC.

Et si vous êtes déjà en recherche d’emploi, passer par un cabinet de recrutement informatique peut vous ouvrir de nouvelles opportunités. Le CabRH accompagne par exemple les candidats IT et cybersécurité dans leurs démarches.

Comment se former à la cybersécurité ?

Bonne nouvelle : nul besoin d’enchaîner cinq années d’études pour travailler dans la cyber ! Le secret, c’est de choisir une formation pensée pour vous mener vers un métier bien précis. C’est justement le principe des formations que nous vous proposons chez Jedha, et qui sont organisées par niveau pour vous faire progresser pas à pas et vous rendre directement opérationnel :

  • Formation Cybersécurité pour débutants : aucun pré-requis n’est demandé pour ces 75 heures d’initiation, ce qui rend ce parcours idéal pour vous familiariser avec le domaine et vérifier qu’il vous correspond vraiment. Elle peut d’ailleurs être prise en charge par le CPF ou France Travail.
  • Formation Cybersécurité : en 450 heures, elle vous prépare à vous reconvertir pour devenir Analyste SOC, Administrateur ou Ingénieur cybersécurité. À la clé, vous pourrez obtenir le titre RNCP « Administrateur d’infrastructures sécurisées » de niveau 6, ce qui rend également cette formation finançable par le CPF ou France Travail.
  • Formation avancée en cybersécurité : d’une durée de 150 heures, cette formation s’adresse aux personnes qui ont suivi notre formation Cybersécurité ou qui ont déjà une première expérience dans le domaine, et qui souhaitent se spécialiser davantage.
  • Formation ISO 27001 : vous visez la gouvernance, l’audit ou la conformité ? Cette formation de 42 heures est entièrement consacrée à ces domaines.

Vous hésitez encore entre toutes les branches de la cyber ? Les experts de notre table ronde sont unanimes : testez d’abord gratuitement avant de vous engager. Pour faire vos premiers pas, commencez donc par vous inscrire sur JULIE, notre plateforme pédagogique où vous trouverez une introduction gratuite à l’informatique et au pentest web. Vous pourrez ensuite vous entraîner sur des défis de type Capture The Flag (CTF) sur des plateformes comme Root-Me, TryHackMe ou Hack The Box.

Pensez aussi à contacter des professionnels sur LinkedIn pour échanger et en apprendre plus sur leur métier. Comme le souligne Nicolas Caproni, mises bout à bout, toutes ces initiatives vous permettront d’ailleurs de montrer concrètement votre motivation :

Montrer une motivation, la matérialiser par ces petits CTF, par monter sa petite infrastructure.
Nicolas Caproni, Head of Threat Detection & Research chez Sekoia, table ronde « Métiers de la Cyber en 2026 ».

Et si vous vous sentez déjà prêt à aller plus loin, vous êtes au bon endroit. Depuis notre fondation en 2017, plus de 4 000 personnes ont déjà été séduites par notre pédagogie et nous ont fait confiance pour changer de métier ou monter en compétences. Course Report nous a également élus meilleur bootcamp en cybersécurité (Best Cyber Security Bootcamp 2026), une distinction que nous recevons chaque année depuis 2023. Alors si vous voulez en savoir plus :

Questions fréquentes sur les métiers de la cybersécurité

Quelles études faut-il pour travailler dans la cybersécurité ?

Il n’y a pas de parcours unique pour travailler dans la cybersécurité. Les étudiants optent généralement pour un bachelor en cybersécurité, un master ou une école d’ingénieurs. Si vous êtes en reconversion, une formation courte et certifiante suffit pour décrocher un premier poste : en 450 heures, notre formation Cybersécurité vous prépare par exemple à un titre de niveau 6 reconnu par l’État. Au-delà du diplôme, les recruteurs s’intéressent surtout à votre pratique : les projets que vous avez menés et les défis que vous avez relevés.

Quel bac faut-il pour travailler dans la cybersécurité ?

Aucun bac n’est obligatoire pour travailler dans la cybersécurité. Un bac général avec des spécialités scientifiques (mathématiques, numérique et sciences informatiques) ou un bac technologique STI2D vous facilitera toutefois l’accès aux études supérieures dans ce domaine. Et si vous êtes en reconversion, votre bac d’origine importe peu : ce sont vos compétences pratiques qui feront la différence.

Peut-on travailler dans la cybersécurité sans diplôme ?

Oui, il est tout à fait possible de travailler dans la cybersécurité sans diplôme ! Mais pour cela, vous devrez démontrer vos compétences par la pratique, et aussi obtenir une certification reconnue. Les métiers de la défense comme ceux de la gouvernance accueillent des profils très variés, et les défis de type Capture The Flag constituent une excellente vitrine pour vous faire remarquer. Pour découvrir toutes les options possibles, consultez notre article suivant : peut-on travailler dans la cybersécurité sans diplôme ?

Quel est le salaire d'un débutant en cybersécurité ?

Un débutant en cybersécurité peut gagner entre 38 000 et 60 000 € brut par an, selon le métier et la région. Un Analyste SOC débute autour de 38 000 € (Glassdoor, 2026), un Pentester entre 40 000 et 50 000 €, et un Ingénieur cybersécurité entre 42 000 et 45 000 € en région, contre 50 000 à 60 000 € à Paris (baromètre Silkhom, 2026). Vous trouverez le détail pour chaque métier dans notre article sur le salaire moyen en cybersécurité.

Quel métier de la cybersécurité choisir quand on débute ?

Tout dépend de votre profil. Avec un bagage technique, les postes d’Ingénieur cybersécurité ou d’Administrateur sont les choix les plus naturels. Sans expérience technique, le métier d’Analyste SOC vous offre un cadre rassurant pour débuter, tandis que la GRC accueille volontiers les juristes, les qualiticiens ou les auditeurs. En revanche, évitez de viser le métier de Pentester en premier : les experts de notre table ronde conseillent de commencer par la défense.

Que faire après un bachelor en cybersécurité ?

Plusieurs options s’offrent à vous après un bachelor en cybersécurité. Vous pouvez entrer directement sur le marché du travail, le plus souvent à un poste d’Analyste SOC, d’Administrateur ou de Consultant junior. Vous pouvez aussi poursuivre en master pour viser l’ingénierie ou l’architecture. Et si vous préférez cibler un métier précis, une spécialisation courte comme notre formation avancée en cybersécurité ou notre formation ISO 27001 est une bonne alternative.

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Alain Demenet
CTO
Alain évolue dans l'univers de la Data Science depuis 2016. Il a d'abord développé une expertise unique en web développement et en data en suivant l'École 42 pendant près de 3 ans. Après une expérience en tant que Data Scientist chez QuantCube, il a rejoint Jedha pour développer l'offre de formation ainsi que JULIE, notre plateforme e-learning.

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