Les 10 meilleures formations en automatisation en 2026
Découvrez quelle formation est la plus adaptée à vos besoins grâce à ce comparatif complet des meilleures formations en automatisation proposées en 2026.
Téléchargez le programme de nos formations
Téléchargez le rapport d’insertion 2026

Chercher une décision, éplucher un contrat, préparer un brouillon de conclusions… L’IA pour le droit s’est déjà invitée dans toutes ces tâches du quotidien. Reste à savoir comment elle s’en sort, et comment elle peut aider les avocats ou juristes à récupérer un temps précieux chaque semaine.
Vos confrères utilisent peut-être déjà l’IA sans vous l’avoir dit, car d’après l’enquête réalisée par Viavoice pour le Conseil national des barreaux (CNB) au printemps 2025, 62 % des 4 457 avocats interrogés avaient recours à l’IA générative dans leur activité, et 32 % des répondants s’en servaient même souvent ou régulièrement.
Concrètement, quatre types de missions peuvent être confiées à une IA juridique :
En bref, une IA de droit vous débarrasse de toutes ces tâches chronophages mais à faible valeur ajoutée, et qui, jusqu’ici, reposaient entièrement sur vous.
La principale différence entre une IA généraliste et une IA juridique tient au matériel qui leur sert à produire leurs réponses :
Dans son guide déontologique, le Conseil national des barreaux (CNB) préconise d’ailleurs d’utiliser les IA de droit proposées par les legaltechs et les éditeurs juridiques plutôt que les outils grand public.
Rassurez-vous tout de suite : l’intelligence artificielle ne va pas faire disparaître les métiers de juriste et d’avocat. Par contre, elle redistribue clairement les cartes des professions juridiques : elle prend en charge les tâches chronophages et à faible valeur ajoutée (recherche, première lecture, rédaction de brouillons…), tandis que tout ce qui est lié à la stratégie, au conseil client et à la responsabilité de l’acte signé reste l’apanage des professionnels du droit.
Et les gains potentiels sont conséquents, puisque 62 % des juristes interrogés dans l’enquête internationale Future Ready Lawyer 2026 estiment qu’ils économisent chaque semaine entre 6 et 20 % de temps de travail grâce à l’IA. À l’inverse, aucune étude n’a démontré que cette technologie devrait faire disparaître des emplois en France.
En bref, grâce aux IA juridiques, avocats et juristes passent moins de temps à chercher des informations, et en ont donc beaucoup plus pour conseiller leurs clients.
Envie de tester une IA juridique gratuite avant de sortir votre carte bancaire ? Alors vous devriez jeter un œil à ces trois outils. Mais avant de le faire, notez que « gratuité » rime rarement avec « confidentialité », et c’est d’ailleurs pour cela que dans son guide déontologique, le CNB vous invite à utiliser « avec la plus grande prudence les IAG gratuites qui ne garantissent pas la protection du secret professionnel ».

Un client vous questionne sur son bail commercial, et vous préférez faire le point sur la jurisprudence avant de lui répondre ? Posez sa question à Ordalie. Cette IA juridique française parcourt alors les textes et les décisions, vous rédige une réponse, et rattache chaque affirmation à sa source, que vous pouvez ensuite consulter en un clic. L’outil vous propose même une version gratuite, ce qui vous permet de le juger avant de vous abonner.
Comment vous en servir :
Prix : un plan gratuit existe pour que vous puissiez tester Ordalie sans renseigner vos numéros de carte bancaire, mais vous limite à 10 requêtes par semaine, 3 imports de documents, et 7 jours d’historique. Au-delà, l’offre Pro coûte 75 € HT par utilisateur et par mois (67,50 € HT en optant pour la facturation annuelle), et le plan Max est affiché à 99 € HT (89,10 € HT en facturation annuelle).
Vos données : l’éditeur annonce un hébergement chez l’entreprise cloud française Scaleway, et un traitement par les modèles IA en France ; bon point supplémentaire, aucun entraînement sur vos contenus n’est prévu.
Sa limite : en version gratuite, vous n’avez droit ni aux modèles les plus avancés ni à toutes les fonctions. Ordalie s’appuie par ailleurs sur les sources publiques, alors n’y cherchez pas l’équivalent des fonds de doctrine de Dalloz ou de LexisNexis.

Vous sortez d’un rendez-vous et devez retrouver au plus vite un article du Code du travail, ou la dernière décision rendue sur un point précis ? Dès que vous avez une question qui porte sur le droit français, soumettez-la à Justiweb. Cette IA juridique interroge alors Légifrance et la jurisprudence publique, et vous répond en vous partageant ses références que vous n’avez ensuite plus qu’à vérifier. La solution propose une version gratuite, et mieux, vous pouvez même la tester sans créer de compte. C’est donc une alliée idéale pour vos recherches générales, à condition de n’y glisser aucune information sensible concernant un client.
Comment vous en servir :
Prix : vous pouvez poser 2 questions par jour sans inscription, et jusqu’à 8 avec un compte gratuit. L’offre Plus, qui vous permet de poser 30 questions, est proposée à 9,90 € (7,90 € en facturation annuelle), Premium, qui inclut 100 questions quotidiennes, est à 24,90 € (19,90 € en facturation annuelle), tandis que Pro, avec 200 questions, est à 39,90 € (32,90 € en facturation annuelle).
Vos données : vos conversations sont stockées en Allemagne, mais selon sa politique de confidentialité, Justiweb transmet vos messages et vos documents aux États-Unis, à OpenAI, sans les anonymiser au préalable. Réservez donc cet outil aux questions qui ne permettent d’identifier aucun client.
Sa limite : Justiweb assure ne jamais afficher de référence inventée, mais aucun test indépendant n’a pu le vérifier, alors contrôlez chaque décision avant de vous en servir.

Une réunion demain matin, et vous n’avez toujours pas ouvert le contrat de 30 pages qu’il faut avoir étudié d’ici là ? Confiez la première lecture à ChatGPT : en quelques minutes, il vous en livre une synthèse et un tableau de ses clauses clés. Et si l’IA d’OpenAI n’a rien d’une base juridique, elle constitue un excellent outil pour travailler sur vos pièces, à condition bien sûr de les anonymiser au préalable.
Comment vous en servir :
Prix : ChatGPT existe en version gratuite, puis comptez 8 € par mois pour ChatGPT Go, et 23 € par mois pour ChatGPT Plus. Pour un cabinet où au moins deux personnes utilisent l’IA, ChatGPT Business revient à 26 € par utilisateur et par mois, ou 21 € par mois en optant pour la facturation annuelle.
Vos données : sur les plans personnels, OpenAI peut entraîner ses modèles avec vos échanges, sauf si vous désactivez l’option « Améliorer le modèle pour tout le monde ». ChatGPT Business exclut cet usage par défaut, mais seule l’offre Enterprise vous permet d’héberger vos données en Europe. Quelle que soit votre formule, pliez-vous donc au guide du CNB, et pseudonymisez ou anonymisez vos pièces avant de les importer.
Sa limite : sans accès à la jurisprudence française, ChatGPT peut inventer un arrêt ou s’appuyer sur un texte qui n’est plus en vigueur. Même constat chez ses concurrents Claude et Vibe de Mistral.
Le prompt à copier : besoin d’un tableau des clauses en deux minutes ? Envoyez simplement ce prompt à ChatGPT :
« Voici un contrat de [type de contrat] anonymisé. Dresse un tableau des clauses de durée, de résiliation, de responsabilité et de confidentialité, avec pour chacune son numéro d’article, un résumé en une phrase et le point qui mérite une vérification. N’invente aucune clause absente du document et ne cite aucune jurisprudence. »
Vous êtes déjà abonné à Dalloz, à LexisNexis ou à Doctrine ? Bonne nouvelle : ces éditeurs ont greffé une IA sur leurs propres contenus, qui puise directement dans la doctrine, les commentaires et la jurisprudence de la maison. Le revers de la médaille, c’est qu’il faut payer l’accès à ces fonds pour en profiter.

Vous bouclez des conclusions, et il ne vous reste plus qu’à rassembler toute la jurisprudence récente sur un point de droit avant de les confronter aux pièces de votre dossier ? Sur Doctrine, l’assistant IA se nourrit directement de la base juridique disponible sur la plateforme (décisions, textes, commentaires) pour chercher les informations demandées, les synthétiser, puis rédiger sa réponse. Et avec ses modules complémentaires, il peut même travailler sur vos contrats et vos propres pièces de contentieux.
Comment vous en servir :
Prix : si vous vous fiez aux conditions générales de vente de la plateforme, Doctrine est proposé à 2 094 € HT par an et par utilisateur. Ajoutez à cela 1 392 € HT par an pour chacun des modules Flow Counsel et Flow Litigate. Vous voulez tester l’outil sans vous engager ? Doctrine vous propose un essai gratuit de 7 jours.
Vos données : vos données sont stockées sur des serveurs situés à Francfort, et les modèles IA utilisés sont également hébergés en Europe. Doctrine s’engage d’ailleurs à ne pas entraîner de modèle avec vos contenus, mais vérifiez dans votre contrat que cette protection concerne aussi les modules que vous voudriez ajouter.
Sa limite : la facture s’alourdit vite dès que vous ajoutez des modules. Et si la plateforme vous propose de mensualiser le paiement, vous restez engagé jusqu’à la fin de votre période de souscription ; pour résilier votre abonnement, vous devrez ainsi envoyer un recommandé au moins trois mois avant votre renouvellement annuel.

Les ouvrages Dalloz et Francis Lefebvre font partie de vos outils de travail, mais y dénicher la bonne réponse vous prend souvent trop de temps ? Confiez la recherche à GenIA-L, l’IA maison de Lefebvre Dalloz, qui a été conçue pour fouiller ces fonds à votre place. Une fois qu’elle a trouvé les informations nécessaires, elle peut en plus rédiger une réponse, une note ou une clause, le tout en liant sa réponse aux documents qui lui ont permis de la construire. Vous bâtissez ainsi votre raisonnement sur une doctrine qui vous est familière, et non sur une réponse sortie de nulle part.
Comment vous en servir :
Prix : profitez d’un essai gratuit de 7 jours pour vous faire une idée de l’outil, puis basculez sur l’offre adaptée à votre métier. L’abonnement IA pour les avocats démarre à 213 € HT par mois, son montant final variant selon les domaines de spécialisation et les options retenues.
Vos données : selon ses conditions générales, vos documents ne servent pas à entraîner l’IA. L’éditeur communique par ailleurs à ses clients la liste de ses sous-traitants d’hébergement, alors pensez à la réclamer, et à demander l’accord de traitement des données de votre offre.
Sa limite : l’IA répond en puisant uniquement dans les domaines et les fonds auxquels vous êtes abonné.

Depuis la fac, le JurisClasseur est votre premier réflexe, mais entre la lecture, les recoupements et la rédaction, la recherche reste longue ? Heureusement, Lexis+ avec Protégé, l’assistant IA de LexisNexis, est là pour vous aider et explorer ces fonds pour vous. En plus de cela, il peut également rédiger notes et clauses, et analyser vos propres documents, toujours en citant ses sources. Vous gagnez ainsi un temps précieux, sans pour autant renoncer à vos références habituelles.
Comment vous en servir :
Prix : sur devis après une démonstration par un commercial, les prix variant selon votre structure et les contenus auxquels vous souhaitez avoir accès. Aucune offre gratuite n’est proposée.
Vos données : LexisNexis annonce un hébergement intégralement situé en Europe, sans transfert vers les États-Unis, et assure ne jamais utiliser les données de ses clients pour entraîner ses modèles. Mais mieux vaut prévenir que guérir, alors demandez l’annexe du contrat qui l’écrit noir sur blanc.
Sa limite : Lexis+ AI porte ce nouveau nom depuis mai 2026, et une partie des fonctions, comme les compétences juridiques prêtes à l’emploi, est encore affichée « bientôt disponible ». Lors de votre souscription, il est ainsi intéressant de demander au commercial ce que comprend réellement votre abonnement.
Vous travaillez avec un autre éditeur ? Chacun dispose désormais de son propre assistant : LamyLia chez Lamy Liaisons, proposé à 1 440 € HT par an pour les avocats exerçant seuls et les entreprises de moins de 250 salariés, et Consult’IA chez Lextenso, à partir de 150 € HT par mois, et en complément d’un pack documentaire.
Vos journées tournent davantage autour de vos pièces et de vos contrats que de la doctrine ? Alors penchez-vous sur les legaltechs indépendantes, dont la principale force est de travailler d’abord sur vos propres documents (dossiers de contentieux, contrats, data room) plutôt que sur un fonds éditorial, et qui s’appuient sur l’intelligence artificielle juridique pour vous aider à booster votre productivité.

Vous devez reprendre un projet de conclusions, auditer une quarantaine de contrats pour une acquisition, et l’essentiel de votre travail se fait entre Word et Outlook ? Alors Jimini devrait vous plaire, puisqu’avec lui, pas besoin d’apprivoiser un énième outil, l’IA vient se loger directement dans ces deux logiciels. Elle peut ainsi rédiger et corriger votre travail directement dans votre document, ou encore éplucher vos différentes pièces pour en tirer un tableau d’audit.
Comment vous en servir :
Prix : sur devis, avec un essai gratuit de 2 semaines. Bon à savoir : grâce au partenariat noué avec le CNB en septembre 2026, les élèves-avocats y ont progressivement accès par l’intermédiaire de leur école.
Vos données : selon sa politique de protection des données, Jimini héberge vos données en France, chez Scaleway, et n’utilise pas vos documents pour entraîner ses modèles. Quant à vos requêtes à l’IA, elles sont traitées par des fournisseurs de modèles tiers, mais qui sont situés dans l’Union européenne.
Sa limite : aucun tarif n’est publié, et la qualité des écritures produites n’a encore fait l’objet d’aucun test indépendant.

Vous exercez seul ou dans un petit cabinet, et vous en avez assez des plateformes qui exigent une démonstration avant de vous dévoiler leur prix ? Avec son tarif affiché et ses offres sans engagement, Haiku est probablement la solution qu’il vous faut. Mais que vous permet cet outil ? Cette IA peut analyser vos dossiers, chercher des informations de droit français ou européen, et rédiger des actes, notes ou conclusions, le tout en s’appuyant sur vos dossiers.
Comment vous en servir :
Prix : comptez 105 € HT par mois et par licence pour l’offre sans engagement, et profitez d’une remise de 5 % avec la facturation trimestrielle, et 20 % lorsqu’elle est annuelle. Et si vous voulez que l’IA accède directement à vos dossiers, vous devrez également prendre l’option « Connexion GED », proposée à partir de 6 € HT par mois et par cabinet.
Vos données : l’éditeur annonce ne pas entraîner ses modèles avec vos données. Sa page sécurité est en revanche contradictoire sur le lieu d’hébergement : elle mentionne la France, mais aussi des centres de données situés dans d’autres pays européens, alors demandez à Haiku de vous confirmer par écrit où sont traités vos dossiers.
Sa limite : aucune version gratuite n’est proposée, et il faut interroger l’éditeur pour connaître précisément les sources juridiques couvertes.

Vous devez passer en revue 200 contrats pour une due diligence, et vous avez seulement une semaine pour rendre votre rapport ? Legora peut analyser pour vous l’ensemble du lot et regrouper ses réponses dans un tableau, contrat par contrat, en citant à chaque fois l’extrait qui les justifie. Vos équipes ne perdent donc plus de temps à tout lire, elles vérifient simplement le travail de l’intelligence artificielle, puis se basent dessus pour rédiger les livrables attendus.
Comment vous en servir :
Prix : sur devis, après une démonstration.
Vos données : Legora s’engage à ne pas entraîner ses modèles avec vos données. En revanche, le lieu de stockage et la durée de conservation se paramètrent dans votre offre, et rien n’est réglé par défaut, alors pensez à les fixer avant de confier à l’intelligence artificielle votre premier dossier.
Sa limite : l’outil vise les cabinets et les directions juridiques bien structurés, et l’étendue de sa couverture en droit français reste à préciser avec l’éditeur. Son principal concurrent, Harvey, a ouvert un bureau à Paris en mai 2026. Sa tarification fonctionne sur devis, et l’éditeur vous laisse aussi choisir où sont traitées vos données.

Un client vous renvoie son contrat avec 30 modifications, et l’équipe commerciale attend votre validation avant ce soir ? Oro, l’assistant IA de Tomorro, compare le document à votre politique contractuelle, repère les écarts et vous propose ses corrections directement dans Word. Plus besoin de tout relire, donc, il ne vous reste plus qu’à trancher les points sensibles.
Comment vous en servir :
Prix : sur devis.
Vos données : Tomorro ne détaille pas publiquement les engagements propres à Oro en matière d’hébergement et d’entraînement, alors réclamez les annexes de l’offre avant de lui confier vos contrats.
Sa limite : Oro travaille sur vos contrats et votre politique interne, pas sur la jurisprudence. Ne le choisissez donc pas pour vos recherches juridiques.
Utiliser l’IA quand on est avocat ou juriste, c’est possible, mais pas n’importe comment. Entre secret professionnel, vérification des références et AI Act, vous devez connaître certaines règles avant de confier le moindre document à une intelligence artificielle.
En mars 2026, le CNB a adopté un guide intitulé « La déontologie et l’intelligence artificielle », qui consacre justement un point entier à la question des données. Là-dessus, ses consignes sont claires, et vous devez ainsi :
Attention toutefois : remplacer le nom de votre client par « Société A » ne suffit pas toujours à le protéger, puisque le guide rappelle que des « noms de projets donnés en interne » ou une « façon de rédiger un contrat » peuvent trahir son identité, tout comme le croisement de plusieurs informations en apparence anodines. Et côté RGPD, des données pseudonymisées restent des données personnelles, tant qu’il est possible de remonter jusqu’aux personnes concernées.
Vous hésitez entre plusieurs outils ? Le CNB a conçu une grille d’auto-évaluation pour vous aider à les juger vous-même : elle confronte les fonctions de chaque logiciel aux règles déontologiques, et signale les points de vigilance (souveraineté, confidentialité, sécurité et réutilisation des données).
Et pour vous aider à fixer des règles communes au sein de votre cabinet, le barreau de Paris a adopté le 21 juillet 2026 un modèle de charte d’usage de l’IA. Entre contrôle humain, vérification des contenus, protection des données sensibles et du secret professionnel, le document pose un cadre que chaque structure peut ensuite adapter à ses équipes.
Il est important de vérifier les références citées par l’IA, tout simplement parce que celle-ci est susceptible d’en inventer ou de les interpréter de façon fausse. Or, les juges vérifient systématiquement les textes cités, et cela risque de se retourner contre vous si vous avez bâti votre argumentaire sur des sources qui ont en fait été inventées par l’IA.
Et si vous pensez que ce risque est rare, détrompez-vous ! Plusieurs juridictions françaises sont déjà tombées sur des références inventées dans des écritures :
Et si aucune de ces décisions n’a abouti à une sanction disciplinaire à l’encontre d’un avocat, elles montrent bien qu’une référence inventée ne passe pas inaperçue. Pour éviter ce piège, vous pouvez vous poser quatre questions avant de reprendre un texte proposé par l’IA :
En bref, un outil IA juridique qui cite ses sources accélère ce contrôle, mais il ne vous en dispense jamais.
Retouché en juillet 2026, le règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act) concerne aussi les cabinets et les directions juridiques qui se servent de ces outils. Deux obligations s’appliquent ainsi dès aujourd’hui :
Et les fameux systèmes « à haut risque » ? Vos outils de recherche ou de rédaction n’en font pas partie par principe, et cette catégorie vise surtout les IA utilisées par une autorité judiciaire ou pour son compte. Les obligations correspondantes n’entreront de toute façon en application que le 2 décembre 2027.
Bon à savoir : vos outils de recherche ou de rédaction ne relèvent pas, en principe, des systèmes « à haut risque », qui visent notamment l’IA utilisée par ou pour une autorité judiciaire, et qui seront soumis à des règles supplémentaires à partir du 2 décembre 2027.
Entre les nouveaux assistants IA juridiques qui apparaissent chaque mois et les fonctionnalités qui changent d’une version à l’autre, la liste des meilleures IA pour le droit n’a rien de figé. Ce qui ne change pas, en revanche, ce sont les réflexes qui vous permettront d’exploiter ces outils à leur maximum : formuler une demande précise, contrôler ce que l’IA vous rend, ou encore protéger les données de vos clients.
C’est justement pour vous aider à acquérir ces compétences que chez Jedha, nous avons conçu notre formation IA éligible au CPF. Pensée pour les professionnels sans bagage technique qui veulent gagner du temps sans rien sacrifier à la rigueur, elle vous apprend à exploiter tout le potentiel des outils d’IA générative. Et ici, pas de cours magistral : vous apprenez en construisant directement vos premières automatisations.
Au programme, vous apprendrez notamment à :
D’une durée de 42 heures, elle peut se suivre en 6 jours à temps plein, ou en 6 semaines à temps partiel, en présentiel ou en ligne.
Envie d’en savoir plus ? Découvrez cette formation en détail dans notre programme, et venez nous poser toutes vos questions lors de notre prochaine Soirée Portes Ouvertes en ligne.
Il existe plusieurs IA juridiques gratuites en France, et la plupart citent leurs sources, ce qui vous permet de les vérifier facilement. Ordalie vous accorde ainsi 10 requêtes gratuites par semaine, Justiweb 8 questions par jour, et Juribot répond lui aussi sans frais à vos questions de droit français. Pappers Justice, de son côté, vous ouvre gratuitement sa base de décisions.
Mais ces versions conviennent à une recherche générale, pas aux dossiers de vos clients, et le CNB vous invite d’ailleurs à utiliser « avec la plus grande prudence » les IA gratuites qui ne garantissent pas la protection du secret professionnel.
ChatGPT n’est fiable en droit que si vous vérifiez tout ce qu’il avance. Faute d’accès à une base de jurisprudence française, il peut en effet inventer un arrêt ou s’appuyer sur un texte abrogé, et le faire sur un ton tel qu’il est difficile de deviner que sa réponse ne repose sur rien de concret.
Si vous lui transmettez des pièces anonymisées, il reste en revanche efficace pour résumer un contrat, comparer deux versions ou rendre une note accessible à un client. Mais pour vos recherches, préférez une IA spécialisée qui cite ses sources, et même là, faites l’effort de contrôler chaque référence.
Pour obtenir un conseil juridique gratuit, tournez-vous vers les services publics d’accès au droit. Le 3039, numéro gratuit et anonyme, vous met en relation avec un point-justice proche de chez vous, où vous pourrez être informé sur vos droits et orienté vers le bon interlocuteur. De nombreux barreaux proposent aussi des consultations gratuites avec un avocat, selon des modalités propres à chacun.
L’aide juridictionnelle peut par ailleurs couvrir tout ou partie de vos frais d’avocat, sous conditions de ressources. Quant au site justice.fr, il vous renseigne sur vos démarches, mais sans vous donner de conseil personnalisé.
Un particulier peut tester Justiweb sans inscription, ou Juribot, également gratuit. Ces outils répondent à des questions de droit français, Code du travail compris, mais ne remplacent pas un avocat : vérifiez chaque référence citée et n’y saisissez aucune donnée permettant d’identifier une personne. Pour un conseil personnalisé, le 3039 vous met en relation gratuitement avec un point-justice.
Le prix d’une IA juridique va de zéro à plusieurs milliers d’euros par an. Comptez par exemple 75 € HT par mois pour l’offre Pro d’Ordalie, 105 € HT par mois et par licence pour Haiku, et 2 094 € HT par an et par utilisateur pour Doctrine. Lexis+ avec Protégé, Jimini, Legora et Harvey fonctionnent pour leur part sur devis.
Notez aussi que pour utiliser les IA des éditeurs juridiques, vous devrez généralement vous abonner à leurs fonds documentaires, ce qui alourdit d’autant plus votre facture.
Pappers Justice est gratuit si vous vous contentez de consulter et de filtrer sa base de décisions et de textes. Ses fonctions d’IA sont en revanche payantes : assistant juridique aux réponses sourcées, synthèses de décisions ou vérification de documents avec PappersCheck relèvent de l’offre Pappers Justice +, proposée à 1 030 € HT par an après l’essai gratuit de 7 jours. Et si vous voulez que l’IA analyse aussi les documents de vos dossiers, vous devrez passer à l’offre IA agentique & Workspace, affichée à 2 530 € HT par an.
Predictice existe encore, mais plus comme outil indépendant. Rachetée par Doctrine en septembre 2025, sa plateforme est appelée à se fondre progressivement dans celle de son nouveau propriétaire.
Vous êtes client Predictice ? Sachez qu’à terme, votre contrat a vocation à basculer vers une offre Doctrine, alors rapprochez-vous de votre interlocuteur habituel pour connaître les conditions qui s’appliqueront avec cette bascule.
Les notaires peuvent utiliser l’IA, mais à condition de respecter les obligations propres à leur profession. Publié le 12 décembre 2025 par le Conseil supérieur du notariat, le guide « Introduction à l’intelligence artificielle » pose ainsi trois principes :
En juillet 2026, le CSN a aussi annoncé un partenariat avec Mistral AI et Scaleway pour permettre aux offices d’expérimenter l’IA dans un environnement sécurisé, sans pour autant les y obliger. Côté outils, GenIA-L et Lexis+ avec Protégé proposent une IA pour notaire, avec des offres dédiées à la profession.