CSP : 5 questions à se poser avant de se décider
Indemnités, avantages, inconvénients, formations, découvrez tout ce que vous devez savoir avant d'accepter un Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP).
Nous et nos partenaires utilisons des cookies et des traceurs pour :
Téléchargez le syllabus
Téléchargez le rapport d’insertion 2025

Table des matières
Dernière mise à jour : 3 février 2026
L'année 2026 débute avec plusieurs annonces de plans sociaux d'envergure, notamment dans les secteurs de l'informatique, des services numériques et de la logistique. Ces PSE s'inscrivent dans un contexte de transformation numérique accélérée, et les entreprises concernées justifient surtout ces restructurations en évoquant le ralentissement économique, l'intensification de la concurrence et les gains de productivité permis par l’intelligence artificielle
Cette partie sera régulièrement mise à jour pour vous donner une image plus complète des plans sociaux prévus en France en 2026.
Selon plusieurs sources syndicales, IBM France prévoit de supprimer environ 300 postes, soit 10 % de ses effectifs dans l'Hexagone. Ce plan social, présenté au niveau européen début janvier 2026, concernerait toutes les divisions du groupe (IBM Technology, Consulting et les fonctions support).
La direction privilégierait les départs volontaires et les dispositifs de fin de carrière anticipée pour éviter les licenciements secs. Ce plan fait suite à une précédente vague de 200 suppressions de postes en 2024. IBM justifie cette stratégie par sa volonté d'exploiter les gains de productivité permis par l'intelligence artificielle.
Annoncé le 20 janvier 2026, le plan de Capgemini prévoit jusqu'à 2 400 suppressions de postes en France, soit environ 7 % de ses 35 000 salariés dans le pays. Cette restructuration se ferait via des reclassements internes vers des « métiers d'avenir » et des départs volontaires par rupture conventionnelle collective.
Le géant français des services informatiques invoque un ralentissement de l'activité en France et en Europe, particulièrement dans les secteurs industriels comme l'automobile, ainsi que la nécessité de s'adapter aux mutations technologiques liées à l'IA, au cloud et à la data. Les syndicats dénoncent un manque de transparence sur la répartition géographique et sectorielle de ces suppressions.
Annoncé le 23 janvier 2026, FedEx Express France prévoit de supprimer jusqu'à 500 postes dans le cadre d'un plan de transformation opérationnelle. Face à l'intensification de la concurrence et aux fortes pressions sur les prix dans le secteur du transport express, l'entreprise entend en effet réduire son maillage territorial de 103 à 86 stations pour moderniser et simplifier ses opérations.
En parallèle, FedEx annonce un investissement de 78 millions d'euros pour moderniser ses infrastructures et déployer de nouvelles technologies, avec la création potentielle de plus de 770 nouveaux postes à temps plein ou partiel. Environ 800 collaborateurs pourraient également voir leurs horaires ou leur lieu de travail modifiés. Le réseau aérien international, notamment le hub de Paris-Charles de Gaulle, ne serait pas impacté.
Selon le recensement de la CGT (mis à jour au 5 décembre 2025), 483 plans de suppressions d'emplois ont été identifiés entre septembre 2023 et décembre 2025, dont une majorité recensée sur l'année 2025.
Note : Ces chiffres couvrent la période septembre 2023 - décembre 2025. Les données sectorielles spécifiques pour 2025 seul ne sont pas encore consolidées par les organismes officiels.
La CGT estime que 107 562 d'emplois auraient été directement menacés ou supprimés suite à un PSE entre septembre 2023 et décembre 2025. En y ajoutant les emplois indirects et induits (services, commerces proches, sous-traitants), l'impact total serait de 200 000 à 300 000 emplois.
Répartition par secteur (données 2025) :
Note : Ces chiffres couvrent la période septembre 2023 - décembre 2025. Les données sectorielles spécifiques pour 2025 seul ne sont pas encore consolidées par les organismes officiels.

Annoncé en novembre 2024 et conclu en mars 2025, le plan de sauvegarde de l'emploi d'Auchan prévoyait la suppression de 2 389 emplois. Cependant, le tribunal administratif de Lille a invalidé ce PSE en septembre 2025, pointant des irrégularités dans la procédure et mettant en cause l'organisation juridique complexe du groupe Mulliez. La cour administrative d'appel de Douai a confirmé cette décision en janvier 2026.
Les syndicats réclament la réintégration de l'ensemble des salariés licenciés, mais entre-temps, environ 1 990 salariés concernés avaient déjà trouvé une solution (reclassement interne, préretraite, nouvel emploi). Auchan a saisi le Conseil d'État.
Validé par l'État en décembre 2025, le plan social d'ArcelorMittal France prévoit la suppression de 608 postes sur six sites français, dont 260 à Dunkerque et 64 à Basse-Indre. La CGT a contesté ce plan devant la justice, estimant qu'il n'est « pas justifié économiquement » malgré les difficultés invoquées par le sidérurgiste. Les syndicats dénoncent également une réduction de l'intérim à hauteur de 87 postes supplémentaires.
La direction justifie cette restructuration par la nécessité de s'adapter aux évolutions du marché de l'acier européen et à la concurrence internationale, le tout dans un contexte de transition énergétique complexe.
Le verrier américain OI-Glass a bouclé en octobre 2025 un plan social touchant 340 emplois en France, notamment dans ses usines produisant des bouteilles pour les vins de Bordeaux et l'eau minérale Perrier, et incluant notamment le site de Gironcourt-sur-Vraine dans les Vosges.
La CGT dénonce une « logique de démantèlement planifié » dans un secteur du verre déjà fragilisé par les hausses des coûts énergétiques. La direction invoque elle la baisse de la demande dans certains segments de marché et la nécessité de rationaliser ses capacités de production face à la concurrence internationale.
À la veille de Noël 2025, Prisma Media (Femme Actuelle, Voici, Télé-Loisirs, Geo, Capital) a annoncé un plan de départs qui pourrait toucher jusqu'à 240 personnes, soit près d'un salarié sur trois. Le groupe, récemment racheté par des proches du milliardaire Vincent Bolloré, justifie cette restructuration par la nécessité de s'adapter aux mutations du secteur des médias et à la baisse des revenus publicitaires. Les syndicats dénoncent un plan social massif dans un contexte de transformation éditoriale et numérique qui fragilise les rédactions.
Annoncé en janvier 2025, le plan de sauvegarde de l'emploi du site chimique Arkema de Jarrie concerne 154 salariés. Les syndicats et la CGT dénoncent un PSE « low cost » à cause de ses mesures d'accompagnement jugées insuffisantes. La direction invoque la nécessité de réorganiser la production sur le site après l'arrêt de certaines activités chimiques liées au polyuréthane.
La Dreets Auvergne-Rhône-Alpes a finalement validé le document unilatéral en août 2025 après que l'entreprise ait apporté des précisions.
Pour la première fois de son histoire depuis sa création en 1946, le Secours Catholique a annoncé en octobre 2025 un plan social prévoyant la suppression de 130 postes, ce qui correspond à 14 % de ses effectifs. Cette décision fait suite à une baisse des subventions publiques et des dons, alors même que le nombre de personnes en difficulté accompagnées augmente (1,12 million en 2024).
Les syndicats, notamment la CFTC opposée à ce PSE, s'inquiètent de cette « précipitation » et craignent que l'association ne puisse plus assurer pleinement sa mission d'aide aux plus démunis dans un contexte d'augmentation de la pauvreté.
Après sept mois de combat syndical et plusieurs décisions de justice, la Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (Dreets) a homologué en novembre 2025 le plan social d'Outinord à Saint-Amand-les-Eaux, confirmant la suppression de 120 emplois.
Les salariés de cette entreprise de textile avaient occupé l'usine pendant plusieurs mois pour obtenir de meilleures conditions de départ et un accompagnement renforcé, et la direction avait initialement été condamnée par le tribunal de Valenciennes pour manque de transparence dans la gestion de ce dossier social.
Signé le 31 mars 2025, le PSE de Royal Canin prévoit la suppression de 118 postes. Un choc pour cette entreprise de l'agroalimentaire spécialisée dans la nutrition animale, habituée à une certaine stabilité. Le dossier a donné lieu à des témoignages accablants et plusieurs plaintes aux prud'hommes, révélant des tensions internes importantes.
La direction justifie cette restructuration par la nécessité de réorganiser ses activités de production et de distribution dans un contexte de marché concurrentiel.
Annoncé en septembre 2025, le plan social de Sonoco à Laon prévoit la suppression de 117 emplois. L'usine, spécialisée dans la fabrication de pièces pour l'industrie de l'emballage, a définitivement fermé ses portes début 2026.
Cette fermeture s'inscrit dans une vague de restructurations touchant l'industrie de l'emballage en France, confrontée à la concurrence internationale et aux évolutions technologiques du secteur. Les salariés et élus locaux déplorent la perte d'un savoir-faire industriel historique dans l'Aisne.
L'État a validé en octobre 2025 le Plan de sauvegarde de l'emploi de Saverglass, spécialisé dans la verrerie pour la parfumerie et les spiritueux, confirmant la suppression de 112 postes, notamment au Havre.
La direction invoque la baisse des commandes sur certains segments haut de gamme et la nécessité de réorganiser la production dans un contexte de hausse des coûts énergétiques. Ce plan s'inscrit dans une crise plus large du secteur verrier français, particulièrement touché par la concurrence et les mutations du marché.
Dans un rapport de l’Assemblée nationale, le nombre de Plans de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) validés ou homologués connaît une hausse marquée en 2024, avec 565 PSE sur les trois premiers trimestres de l’année (contre 401 en 2023).
On estime entre 128 250 et 200 330 le nombre d’emplois menacés ou supprimés depuis septembre 2023.
Le groupe Michelin envisage de supprimer 1 254 postes, essentiellement dans les usines de Vannes et de Cholet, dont la fermeture est prévue d’ici 2026. Les syndicats mettent en cause le choix de délocaliser une partie de la production, alors même que le fabricant de pneus affiche des résultats financiers considérés comme solides. De son côté, la direction justifie cette décision par la nécessité de réduire ses coûts et de faire face à une baisse continue de la demande.
Annoncé en novembre 2024, le projet d’Auchan affecte 2 389 emplois, principalement au sein de points de vente non rentables, mais aussi au siège et dans l’activité de livraison à domicile. La direction table sur des départs volontaires et des dispositifs de reconversion pour limiter les licenciements. Les représentants du personnel redoutent toutefois un impact social majeur, compte tenu de l’ampleur des fermetures prévues.
Le distributeur Casino prévoit de supprimer entre 2 400 et 3 000 postes, un chiffre qui pourrait être revu à la baisse grâce aux départs volontaires et aux reclassements internes. Le groupe a identifié près de 90 magasins non rentables à fermer et 180 autres à convertir en franchise. La nouvelle direction affirme vouloir éviter les licenciements secs et privilégier la rationalisation du réseau de points de vente.
L’usine chimique de Vencorex à Grenoble est au bord de la fermeture, menaçant 450 postes directs et des milliers d’emplois indirects. Les salariés ont obtenu un délai de quatre mois pour chercher un repreneur, mais l’unique offre existante ne permettrait de maintenir que 25 emplois. Le syndicat réclame un accompagnement renforcé pour limiter les répercussions sociales et économiques sur le bassin d’emploi.
Suite à la relégation administrative en National 2 et au placement en redressement judiciaire, le club de football doit supprimer 86 postes dans ses services administratifs. À l’issue de la procédure, une dizaine de salariés seulement demeurera pour assurer la gestion du club. Le coût de ce plan social, estimé à 6–7 millions d’euros, est en partie pris en charge par le régime de garantie des salaires.
Placée en liquidation judiciaire au printemps 2024, cette entreprise sous-traitante de l’automobile supprime 280 postes. Les salariés, qui occupent l’usine depuis plusieurs mois, demandent des conditions de départ améliorées et un accompagnement renforcé pour le reclassement. La dépendance à un unique constructeur automobile, ayant refusé une revalorisation tarifaire, a precipité la faillite.
Nexity, le promoteur immobilier, supprime 500 postes dans sa division promotion-construction, invoquant le ralentissement persistant du marché. La direction prévoit de verser plus de 30 millions d’euros d’indemnités à travers diverses mesures d’accompagnement. Les syndicats craignent que cette restructuration ne suffise pas à enrayer la crise dans le secteur de l’immobilier.
Le groupe Canal+ supprime 250 postes, principalement au sein de la chaîne C8, qui quittera la TNT fin février 2025. Cette réorganisation est présentée comme une étape clé en vue d’une introduction en Bourse, mais les organisations syndicales fustigent une stratégie à court terme. La direction assure vouloir privilégier des solutions de départ volontaire et de reclassement interne.
Le laboratoire homéopathique Boiron, installé à Messimy (69), supprime 145 postes à compter de juin 2025, conséquence de la chute des ventes après le déremboursement de l’homéopathie. Quatre sites de distribution et sept lignes de préparation fermeront leurs portes. Les syndicats craignent que ces mesures ne fragilisent davantage l’entreprise, même si la direction mise sur la diversification des produits pour rebondir.
En octobre 2024, Boeing a annoncé la suppression de 17 000 emplois dans le monde, afin de surmonter ses retards de production, ses difficultés financières et l’impact d’une grève prolongée. Tous les profils sont concernés, sans détail précis pour la France à ce jour. La mesure inquiète particulièrement les sous-traitants et partenaires de la filière aéronautique.