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Pris isolément, chacun des tics d’écriture ci-dessous peut très bien sortir d’une plume humaine. C’est leur accumulation paragraphe après paragraphe qui est suspecte et peut faire penser qu’une intelligence artificielle a été utilisée pour rédiger le texte que vous êtes en train de lire.
Reste le cas du tiret long (ou « tiret cadratin » pour les puristes), longtemps présenté comme la signature de ChatGPT et de l’IA générative de manière générale, car il reste rare dans un texte courant en français. Cet « indice » perd néanmoins de plus en plus de poids, à tel point que Wikipédia l’a simplement classé parmi les signes « historiques » de l’utilisation de la GenAI. En cause notamment, un nombre grandissant de prompts qui demandent expressément à l’IA de s’en passer.
Une bonne partie du travail pour humaniser un texte IA se fait avant même que votre générateur de texte écrive le moindre mot. Les dix techniques ci-dessous suivent donc l’ordre dans lequel vous travaillez :
Bon à savoir : tous les prompts proposés fonctionnent sur ChatGPT, Claude et Gemini, y compris avec leur version gratuite.
L’IA écrit bien, mais elle ne lit pas dans votre tête et ignore donc tout de ce que vous pensez. Si vous lui demandez d’écrire sur un sujet donné, mais ne lui partagez pas les idées qui doivent rythmer son texte, elle se contentera donc de remplir le vide avec des généralités.
Pour obtenir des textes réellement exploitables, commencez donc par noter, même en désordre, votre idée principale, les preuves qui la soutiennent, un exemple que vous avez vécu et la limite de votre raisonnement. L’IA n’aura alors plus qu’à mettre de l’ordre dans ce matériau, sans rédiger pour l’instant.
Envie d’essayer ? Alors collez vos notes à la suite de ce prompt :
Voici mes notes en vrac sur [sujet]. Classe-les en quatre parties : idée principale, preuves, exemples, réserves. Propose un plan. N'ajoute aucune information et ne rédige pas encore. Signale ce qui manque pour que le texte tienne debout.
Demandez à l’IA d’« ajouter une anecdote » sans préciser laquelle, et elle vous en inventera une de toutes pièces. En ajoutant une précision pour tenter d’humaniser votre texte, vous avez donc obtenu l’inverse avec une fausse histoire qui ne parlera probablement à personne.
Pour éviter cela, inversez les rôles : demandez à l’IA de vous interroger, une question après l’autre, jusqu’à faire émerger un vrai exemple, un chiffre ou un choix que vous avez fait, et qui pourrait rendre votre texte beaucoup plus personnel.
Si vous voulez tester, ouvrez la conversation avec ce prompt, puis laissez-vous guider :
Avant d'écrire quoi que ce soit, pose-moi des questions sur ce sujet, une seule à la fois, et attends ma réponse. Cherche un exemple réel, un chiffre, une erreur que j'ai faite ou un point sur lequel je ne suis pas d'accord avec ce qu'on lit souvent. Si ma réponse est vague, demande-moi de préciser. N'invente aucun détail que je ne t'ai pas donné.
Pour une IA, « des entrepreneurs » reste une cible bien trop floue pour savoir quoi leur dire. Précisez plutôt ce que votre lecteur connaît déjà, la décision qu’il doit prendre et ce qui le retient encore. Le générateur saura alors quelles sont les explications superflues qu’il peut laisser de côté, et ira droit au but.
Voyez plutôt la différence avec ces deux prompts 👇
Avant :
Écris un post LinkedIn pour des dirigeants de PME sur l'IA.
Après :
Écris un post LinkedIn pour des dirigeants de PME de 10 à 50 salariés.Ils ont déjà testé ChatGPT, mais leurs équipes ne l'utilisent pas.Ils hésitent entre former tout le monde ou seulement deux ou trois personnes.Après lecture, ils doivent savoir par quoi commencer cette semaine.Ne leur explique pas ce qu'est l'IA.

Anthropic comme OpenAI conseillent, dans leurs guides sur les prompts, d’ajouter des exemples à vos demandes. Pourquoi ? Tout simplement pour aider l’intelligence artificielle à s’imprégner de votre style, et à produire un texte qui le respecte.
Choisissez donc trois à cinq textes de votre plume, de la même nature que celui à produire (des posts pour un post LinkedIn, des mails pour un mail). Une fois cela fait et avant toute rédaction, demandez à l’IA de décortiquer votre façon d’écrire pour qu’elle puisse ensuite facilement la reproduire.
Pour essayer, envoyez-lui ce prompt, accompagné de vos textes :
Voici trois de mes posts LinkedIn.Analyse ma façon d'écrire : longueur des phrases, façon de commencer, vocabulaire, ton, façon de conclure. Cite un passage pour chaque observation.Ne reprends ni mes sujets ni mes expressions toutes faites.Ensuite, écris un nouveau post sur [sujet] en suivant ces observations.
Mais attention : vos modèles de textes doivent avoir été écrits sans IA, sinon, votre générateur risque d’imiter ses propres tics !
Une IA aura du mal à comprendre ce que vous attendez d’elle si vous vous contentez de lui demander d’adopter un « ton direct et chaleureux ». Pour l’aiguiller au mieux, donnez-lui des règles pour trancher les choix d’écriture concrets : par où commencer, tutoyer ou vouvoyer, comment présenter un terme technique…
Vous ne savez pas comment faire ? Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin de les rédiger vous-même. L’IA peut les déduire des textes que vous lui avez fournis à l’étape précédente. Relisez ensuite ses propositions, et ne gardez que celles qui vous ressemblent, et vous obtiendrez ainsi votre propre guide d’écriture.
Vous avez du mal à comprendre la différence entre une consigne vague et une réellement utile ? Ce tableau devrait vous aider à y voir plus clair :
Et pour obtenir vos propres règles, continuez la conversation débutée avec l’astuce numéro 4 de ce guide en envoyant ce prompt :
À partir de tes observations sur mes textes, écris 8 règles d'écriture.Chaque règle doit changer une décision concrète : comment commencer, quels mots utiliser, comment finir.Pas d'adjectif vague comme « authentique » ou « engageant ».Donne un exemple conforme et un contre-exemple pour chaque règle.
Interdire à l’IA d’écrire « robuste » ou « innovant » ne suffit pas, car elle n’aura aucun mal à trouver un synonyme tout aussi creux. Les bons rédacteurs qui utilisent l’intelligence artificielle s’y prennent donc autrement pour humaniser ses productions : derrière chaque formule vague, ils vont chercher l’information concrète qu’elle dissimule. Et quand cette information leur manque ? Ils demandent à l’IA de signaler le trou plutôt que de le combler avec une invention. Voyez plutôt la différence :
Avant : Notre outil robuste et innovant va révolutionner la gestion de vos factures.
Après : Notre outil lit vos factures PDF et les range dans votre logiciel comptable. Nos clients y passent dix minutes par semaine, contre deux heures auparavant.
Pour appliquer la méthode à votre propre texte, envoyez-le à l’IA avec vos notes et ce prompt :
Relis ce texte. Pour chaque formule vague (« robuste », « innovant », « optimiser », « révolutionner »…), remplace-la par le fait précis qu'elle cache, en t'appuyant uniquement sur mes notes.Si le fait n'y est pas, écris [À PRÉCISER] à la place.Ne remplace jamais un mot vague par un synonyme.
7. Réécrire un paragraphe à la fois
Demander à l’IA d’« améliorer ce texte », c’est lui laisser le champ libre pour qu’elle lisse tout sur son passage, y compris les passages qui permettaient de vous reconnaître. Pour obtenir un bon résultat, mieux vaut donc y aller paragraphe par paragraphe, une seule correction à la fois. Et une fois la réécriture terminée, relisez ce paragraphe avec celui qui le précède et celui qui le suit, pour vérifier que l’enchaînement tient toujours.
Cet exemple de prompt pourra vous aider, à condition que vous l’adaptiez au paragraphe et aux corrections visés :
Réécris uniquement le troisième paragraphe pour que la demande apparaisse dès la première phrase.Garde les faits, les nuances et les termes techniques. N'ajoute aucune idée.Ne touche pas au reste du texte.Ensuite, indique ce que tu as changé.
Plutôt que de laisser l’IA réécrire directement votre texte, commencez par lui demander un diagnostic. Elle pointera alors les phrases creuses, les affirmations qui manquent de preuves et les redites, et c’est vous qui choisirez ce qui mérite d’être corrigé.
Bon à savoir : vous pouvez confier cette relecture à une autre IA que celle qui a rédigé le texte. Rien ne garantit que ce regard croisé améliore le résultat à tous les coups, mais un second relecteur repère souvent ce qui a échappé au premier.
Pour lancer cette critique, envoyez votre texte accompagné de ce prompt :
Ne réécris pas ce texte. Joue le rôle d'un lecteur exigeant.Relève au maximum cinq problèmes : phrase creuse, affirmation sans preuve, répétition, passage qui ne répond pas au lecteur, ton différent de mes exemples.Cite le passage exact et explique le problème.Si tu ne trouves rien, dis-le.

Un skill, c’est un ensemble d’instructions que Claude garde sous le coude et applique dès que vous le sollicitez. Pour l’écriture, l’un des skills les plus populaires s’appelle humanizer. Publié sur GitHub en janvier 2026 par Siqi Chen et cumulant aujourd’hui plus de 60 000 étoiles, son objectif est justement de vous aider à humaniser les textes générés par IA.
Concrètement, ce skill s’appuie sur le guide dans lequel Wikipédia recense les marques d’écriture IA, et en traque 26. Il commence par les repérer, vous propose ensuite une réécriture, puis la vérifie pour s’assurer qu’aucun fait n’a été inventé ou perdu en route. Et si vous lui fournissez deux ou trois paragraphes de votre plume, il reprend aussi votre rythme et votre vocabulaire.
Vous écrivez en français ? Tournez-vous plutôt vers humanizer-fr, l’adaptation de ce skill signée Stéphane Ferreira. Elle s’attaque à 33 tics, parmi lesquels les anglicismes calqués, les formules du type « Il est important de noter que » ou encore les connecteurs dont l’IA abuse.
Dans tous les cas, peu importe le skill d’humanisation choisi, la méthode pour l’installer est la même :
/plugin marketplace add blader/humanizer/plugin install humanizer@humanizer
Et pour l’utiliser, demandez simplement à Claude d’appliquer le skill d’humanisation à votre texte, et joignez-lui quelques paragraphes que vous avez vous-même écrits pour qu’il l’adapte également à votre style.
N’en attendez néanmoins pas de miracle, car son créateur lui-même reconnaît que son objectif, ce n’est pas de tromper les détecteurs d’IA, qui repèrent encore la majorité des textes qu’il produit. Il ne peut pas non plus inventer une voix là où il n’y en a pas, et un texte creux le restera. À quoi sert ce genre de skill alors ? Principalement à débarrasser un texte IA de quelques tics pour le rendre plus agréable à lire.
Votre guide d’écriture et vos textes de référence sont prêts ? Alors pour ne plus avoir à les recoller au début de chaque conversation, enregistrez-les une bonne fois pour toutes dans votre IA :
Et surtout, faites évoluer ce guide au fil de vos textes. Pour cela, chaque fois que vous retouchez un texte produit par l’IA, demandez-lui de comparer son brouillon à votre version finale pour en tirer de nouvelles règles, et n’ajoutez que celles que vous approuvez.
Une fois cela fait, envoyez à votre IA votre version finale accompagnée de ce prompt :
Compare ton brouillon et ma version finale.Liste les corrections que j'ai faites plusieurs fois.Propose au maximum trois règles à ajouter à mon guide d'écriture.Ne transforme pas une correction liée à ce sujet en règle générale.
Page de vente, mail, publicité ou encore post LinkedIn, c’est simple, dès qu’un texte doit convaincre, une promesse creuse suffit à faire fuir votre lecteur. Pour éviter cet écueil, un bon copywriter s’appuie donc sur deux choses : les mots qu’emploient ses clients, et ce que son produit est réellement capable de prouver. Et la bonne nouvelle, c’est que l’IA peut suivre la même méthode, à condition que vous la guidiez et lui fournissiez la bonne matière.
Vos clients décrivent leur problème avec leurs propres mots, et ce sont justement ceux-là qui feront mouche dans vos textes. Rassemblez donc leurs avis, leurs messages ou vos notes d’entretien, puis demandez à l’IA de repérer les formulations qui reviennent le plus souvent pour que vos textes ressemblent davantage à une conversation avec vos clients qu’à une plaquette commerciale.
Reste ensuite à associer chaque bénéfice que vous mettez en avant à une preuve concrète (un chiffre, un témoignage, une fonctionnalité…). Pourquoi ? Parce qu’un bénéfice qui ne repose sur aucune preuve n’a rien à faire dans votre texte, tout simplement parce que vous aurez du mal à convaincre vos clients avec une promesse qu’ils n’ont aucune raison de croire.
Pour que l’IA vous aide à faire ce tri, partagez-lui ce prompt avec vos avis clients :
Voici 15 avis clients.Relève les mots qu'ils utilisent pour décrire leur problème avant d'utiliser notre produit, en gardant les citations exactes.Ensuite, liste les bénéfices que nous pouvons promettre et la preuve associée à chacun.Signale les bénéfices qui n'ont pas de preuve.
Les méthodes AIDA et PAS sont deux techniques bien connues des copywriters :
Et si ces deux structures comptent parmi les plus utilisées en copywriting, elles se contentent d’organiser un message : la voix, c’est à vous de l’apporter.
Le problème, c’est qu’avec la démocratisation de l’IA, les dérives du copywriting sont de plus en plus nombreuses, et elles risquent plus de desservir votre entreprise qu’autre chose. En effet, face à une accroche qui en fait trop, un problème dramatisé à l’excès et des promesses que rien ne vient étayer, la première réaction n’est généralement pas de poursuivre sa lecture, mais d’aller voir ailleurs, où le ton semble moins vendeur.
Pour éviter ce genre de problème, donnez à l’IA tout ce dont elle a besoin pour bien faire : la structure choisie, vos preuves et votre guide d’écriture. Et surtout, pour qu’elle s’en tienne à ce que votre produit peut réellement promettre, interdisez-lui clairement toute exagération.
Voici par exemple un prompt pour rédiger un mail avec la structure PAS :
Rédige un mail de 120 mots avec la structure PAS pour [produit].Lecteur : [lecteur]. Problème : [problème tiré des avis clients]. Solution : [bénéfice prouvé].Termine par [action attendue].Respecte mon guide d'écriture. Pas de dramatisation, pas de promesse sans preuve.
QuillBot, Grammarly, ZeroGPT ou encore Undetectable AI, la promesse de tous les humaniseurs de texte automatiques, ou AI humanizers, est la même : rendre un texte IA plus naturel en seulement quelques secondes. Pour ce faire, ils se contentent de reformuler le texte IA en remplaçant des mots, en jouant sur la longueur des phrases et en déplaçant les propositions. Si vous souhaitez simplement retoucher rapidement un paragraphe, ils peuvent donc vous dépanner, mais ils ne remplaceront jamais votre relecture des textes produits par intelligence artificielle.
Mais ces outils ignorent tout de votre lecteur ou de votre voix, et surtout, ils peuvent modifier le sens de votre texte sans vous en avertir :
Le site Tom’s Guide en a d’ailleurs fait l’expérience en août 2026, en testant plusieurs humaniseurs. Synonymes incongrus, rythme haché, contexte perdu en route, le verdict n’avait rien de flatteur. Grammarly le reconnaît d’ailleurs lui-même dans sa FAQ : son humaniseur n’est pas conçu pour contourner les détecteurs d’IA.
Vous souhaitez quand même en utiliser un ? Alors réservez-le aux textes dont vous maîtrisez déjà le fond, et comparez systématiquement le résultat à l’original, phrase par phrase. Vérifiez aussi de près les chiffres, les citations et les noms propres, car l’outil peut les modifier sans rien vous signaler.
Difficile de désigner un vainqueur, car aucun test à la fois récent et fiable ne permet de départager les IA sur la qualité de leur français. Les retours des rédacteurs dessinent tout de même quelques tendances :
Concernant Gemini, les avis restent trop partagés pour en tirer une conclusion.
Le plus simple reste donc de faire le test vous-même : soumettez un brief identique à plusieurs générateurs, accompagnez-le des mêmes textes de référence, et conservez l’outil dont le résultat est celui qui vous demande le moins de retouches.
Dans ce guide, vous avez appris à humaniser un texte pour le rendre plus agréable à lire. Mais ces techniques vous permettent-elles également de passer sous le radar d’un détecteur IA ? Pas forcément, et ce n’est pas vraiment leur objectif. Avant de vous inquiéter d’un score, mieux vaut donc savoir ce que valent réellement ces détecteurs, et ce que l’on attend de vous quand vous publiez un texte écrit avec l’IA.
Les détecteurs d’IA ne sont pas assez fiables pour servir de preuve. En 2026, une étude parue dans l’International Journal for Educational Integrity a soumis 160 documents rédigés en anglais à GPTZero, Pangram, Copyleaks et Turnitin, et la précision variait nettement d’un outil à l’autre, au point que les auteurs recommandaient de ne jamais s’appuyer sur leur seul verdict pour prendre une décision importante.
En France, le cadre d’usage de l’IA en éducation, publié par le ministère de l’Éducation nationale en juin 2025, va dans le même sens et invite à ne pas se fier à ces outils. Plusieurs travaux ont aussi montré que les textes de personnes qui n’écrivent pas dans leur langue maternelle sont plus souvent pris, à tort, pour des textes générés par IA, tout simplement parce qu’ils emploient souvent un vocabulaire plus restreint et des tournures plus simples, que les détecteurs associent à l’écriture d’une IA.
Vous êtes étudiant et voulez réussir à prouver que vous êtes bien l’auteur de votre travail ? Alors conservez vos notes, vos brouillons et l’historique des versions de votre document. Mais gardez aussi en tête qu’obtenir un score IA bas en réécrivant un texte ne rend pas acceptable un usage de l’IA si votre établissement l’interdit.
Google ne pénalise pas un texte parce qu’il a été écrit avec l’IA, mais il valorise les contenus utiles, exacts et originaux. Si vous utilisez l’intelligence artificielle pour vous aider, tout en continuant à apporter de la valeur à vos lecteurs, il n’y a donc aucun problème.
En revanche, le moteur sanctionne la publication à grande échelle de pages qui n’apportent rien à l’internaute. Sa politique anti-spam est même claire sur un point : reprendre un contenu inutile en se contentant de remplacer ses mots par des synonymes ne le rend pas meilleur aux yeux de Google. Avec ce type de texte, ce n’est donc pas un humaniseur qui changera la donne, car même reformulée, une page creuse reste une page creuse.
Tout dépend de ce que vous publiez. Depuis le 2 août 2026, l’article 50 de l’AI Act vous oblige à indiquer qu’un texte a été généré par IA lorsqu’il est diffusé pour informer le public sur des questions d’intérêt public. Toutefois, cette obligation ne s’applique pas si une personne a relu le texte et en endosse la responsabilité éditoriale. Mais attention : d’après les lignes directrices de la Commission européenne, cette relecture doit porter sur le fond, pas seulement sur la forme.
Pour un mail, un post commercial pour les réseaux ou un devoir, ce sont en revanche les règles de votre entreprise, de la plateforme utilisée ou de votre établissement qui s’appliquent.
Humaniser un texte IA, c’est lui apporter ce que vous seul pouviez y mettre : votre point de vue, un exemple vécu, une preuve ou votre façon de dire les choses. Toutes les techniques de ce guide servent ce même but, puisqu’elles vous permettent de fournir cette matière à l’IA, puis de gommer les réflexes qui l’étouffent.
Cette logique dépasse d’ailleurs largement la rédaction, et dans la plupart des métiers, il est désormais essentiel de savoir briefer un outil IA, lui donner le bon contexte, et vérifier ce qu’il produit. Et c’est justement pour vous aider à acquérir ces compétences que chez Jedha, nous avons conçu notre formation IA éligible au CPF. Axée sur la pratique, vous apprendrez à exploiter la GenAI à son plein potentiel en mettant directement les mains dans le cambouis. Au programme, vous découvrirez comment :
D’une durée de 42 heures et accessible sans pré-requis technique, cette formation peut être suivie en 6 jours à temps plein, ou en 6 semaines à temps partiel.
Envie d’en savoir plus ? Découvrez-la en détail dans notre programme, et venez nous poser toutes vos questions lors de notre prochaine Soirée Portes Ouvertes en ligne !
Un humanizer IA, aussi appelé AI humanizer ou humaniseur de texte, est un outil qui réécrit un texte généré par intelligence artificielle pour le rendre plus naturel à la lecture. Il en existe deux grandes familles, les sites en ligne comme QuillBot ou ZeroGPT et les skills comme humanizer, qui s’installent dans Claude. Dans les deux cas, il aide à relire, mais ne remplace pas votre travail sur le fond.
Pour humaniser un texte IA gratuitement, la version gratuite de ChatGPT, de Claude ou de Gemini suffit, car la méthode repose avant tout sur la construction de vos prompts. Si vous utilisez Claude, même en version gratuite, vous pouvez aussi installer le skill humanizer, ou sa version française humanizer-fr (des solutions similaires existent également pour ChatGPT et Gemini). Quant aux humaniseurs en ligne, la plupart vous proposent une formule gratuite, plafonnée en nombre de mots.
Aucun test indépendant récent ne permet de désigner le meilleur humaniseur de texte IA en français. Pour un usage professionnel, un skill comme humanizer-fr dans Claude, accompagné de quelques textes de référence que vous avez vous-même écrits, vous laisse toutefois plus de contrôle qu’un site en ligne, car il respecte votre style et vérifie qu’aucun fait n’a été modifié en cours de route.
Pour humaniser un texte sans IA, commencez par le lire à voix haute pour rapidement repérer les phrases creuses ou trop mécaniques. Coupez ensuite l’introduction et la conclusion si elles ne font que répéter le reste, traquez les tics typiques (ouvertures passe-partout, connecteurs en série, promesses vagues…) et remplacez chaque formule floue par un fait précis. Une fois cela fait, il ne vous reste plus qu’à ajouter des informations que vous seul pouvez apporter (un exemple, un chiffre, votre opinion…).
Savoir avec certitude si un texte a été écrit par une IA est impossible. Certains tics d’écriture peuvent vous donner des indices, surtout quand ils s’accumulent, mais cela ne constitue en rien une preuve. Cela vaut également pour les détecteurs IA qui vous fournissent un score de probabilité, mais qui à lui seul, ne suffit pas non plus à trancher. Wikipédia, dont les contributeurs traquent les articles générés par IA, le rappelle d’ailleurs elle-même : aucun signe ne permet à lui seul de conclure qu’un texte vient d’une IA.
Le slop IA désigne les contenus génériques produits à la chaîne par l’intelligence artificielle, puis publiés sans relecture ni apport personnel. Ouvertures passe-partout, listes de trois par réflexe et promesses vagues sont les tics qui donnent l’impression de lire un texte creux. Pour l’éviter, il faut humaniser le texte en lui apportant votre point de vue, vos exemples et votre voix.
Pour humaniser un texte, le prompt le plus efficace va bien plus loin que la consigne « rends ce texte plus humain », et précise à qui vous vous adressez, s’appuie sur des exemples de votre écriture et fixe des limites claires. Essayez par exemple :
Révise ce texte pour [lecteur], en t'appuyant sur mes exemples d'écriture ci-dessous. Garde les faits, les chiffres, les citations, les termes techniques et les nuances. N'ajoute aucune expérience ni aucun résultat que je n'ai pas fourni. Repère d'abord les passages creux, répétitifs ou emphatiques, et réécris seulement ceux-là. Si une information manque, pose-moi une question au lieu de l'inventer. Donne le texte révisé, puis les changements qui ont pu modifier le sens.
Aucune méthode ne peut vous garantir de rendre un texte IA indétectable. Les détecteurs évoluent en effet sans cesse, ne donnent pas les mêmes résultats d’un outil à l’autre, et se trompent dans les deux sens (ils signalent parfois un texte humain, et en laissent passer d’autres écrits par une IA). De l’autre côté, même le créateur du skill humanizer, l’un des plus populaires sur GitHub, reconnaît que la plupart des textes qu’il produit restent repérables.
Mais au fond, si votre texte est nourri de vos idées et réécrit avec votre voix, vous n’avez plus vraiment besoin de vous demander s’il passera les détecteurs, car il s’agit bel et bien de votre travail.
OpenAI n’a jamais expliqué officiellement pourquoi ChatGPT utilise autant de tirets longs (ou tirets cadratins). En novembre 2025, Sam Altman a en revanche annoncé que ChatGPT respectait désormais la consigne de s’en passer, à condition qu’elle figure dans vos instructions personnalisées. Ajoutez-la donc à vos réglages, sans oublier de vérifier votre texte final.