Les 10 meilleures formations Claude AI en 2026
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Anthropic, c'est une entreprise de l’IA américaine qui a créé Claude, fondée en 2021 à San Francisco. Mais contrairement à d’autres groupes de la tech, l’histoire d’Anthropic n’a pas commencé dans un garage, mais est le fruit d’une scission avec une autre entreprise de l’IA, OpenAI (qui a créé ChatGPT).
Pour comprendre la naissance d’Anthropic, il faut remonter à 2021 et aller faire un tour dans les laboratoires d’OpenAI. À l'époque, Dario Amodei occupe le poste de vice-président de la recherche, et a notamment piloté GPT-2 et GPT-3, les modèles qui ont ensuite donné naissance à ChatGPT. Sa sœur Daniela travaille également dans l’entreprise, où elle supervise les équipes chargées de la sécurité et des règles d'usage de l’intelligence artificielle.
Et c'est justement là que le bât blesse : pour le duo, OpenAI fonce tête baissée pour être la première entreprise à populariser l’intelligence artificielle et à atteindre l’AGI, quitte à prendre des risques croissants. Les modèles développés sont de plus en plus puissants, et pour suivre cette cadence effrénée, la sécurité devient rapidement une variable d’ajustement qui passe systématiquement après les intérêts commerciaux.
Les désaccords s’installent et s’amplifient, et les Amodei finissent par claquer la porte d’OpenAI. Et ils ne sont pas les seuls à le faire, puisqu'une dizaine de chercheurs seniors les accompagnent dans leur nouvelle aventure. C’est ainsi que quelques mois plus tard, Anthropic voit le jour, portée par une idée simple : construire une IA de pointe sans sacrifier la sécurité au passage. Signe que le marché y croit, l'entreprise lève 124 millions de dollars dès sa création, un montant impressionnant pour une structure qui n'a encore rien sorti et qui démarre à peine.
La mission d'Anthropic se résume en une phrase : construire des IA fiables, interprétables et contrôlables, ou dit autrement, des systèmes dont les humains peuvent comprendre les rouages et sur lesquels ils gardent le contrôle, même quand leur puissance explose.
Et cette mission est loin d’être un simple slogan marketing, puisqu’elle est gravée dans les statuts juridiques de l'entreprise, puisqu’Anthropic est une société à mission. Impact direct : l’entreprise est obligée de tenir compte de sa mission lorsqu’elle prend des décisions sur l’évolution de ses produits (méthodes d’entraînement de Claude, refus de publier ses modèles en open source pour éviter leur utilisation à des fins malveillantes…).
Vous avez certainement vu passer qu’Amazon et Google avaient chacun investi des dizaines de milliards de dollars dans Anthropic (respectivement 25 et plus de 40 milliards), et à raison, vous vous demandez si la société ne leur appartient pas, au moins un petit peu.
Eh bien figurez-vous que non, aucun de ces deux géants n’a la mainmise sur l’entreprise de l’IA ! Et cela s’explique notamment par trois garde-fous mis en place par Anthropic :
Une nuance s’impose néanmoins : quand un partenaire injecte des dizaines de milliards dans une société, il en devient un acteur important voire indispensable ; les dirigeants ont donc tout intérêt à le ménager, ce qui lui donne une influence indirecte sur les choix de l'entreprise, même sans contrôle officiel sur le papier.
Avant de prendre la tête d'Anthropic, Dario Amodei est avant tout un chercheur. Docteur en physique de formation, il bifurque vers l'intelligence artificielle, et fait un passage chez Google avant d’atterrir chez OpenAI, où il finit par devenir vice-président de la recherche (oui, rien que ça). À son actif, il compte quelques faits d’armes impressionnants, puisque c’est lui qui a dirigé le développement de GPT-2 et GPT-3, autrement dit les modèles qui ont conduit à ChatGPT.
Aujourd'hui, en tant que PDG d'Anthropic, il pilote la stratégie technique et l’évolution des modèles Claude.
Mais son rôle dépasse largement la R\&D, car en quelques années, Dario Amodei est devenu l'une des voix les plus écoutées sur la question des risques liés à l'IA. Il publie régulièrement des essais à ce sujet, et le dernier en date, sorti le 10 juin 2026, appelle les gouvernements à encadrer les modèles les plus puissants pour éviter les dérives. Le timing a de quoi faire sourire, car cet appel à plus de régulation tombe quelques jours seulement après la sortie du dernier modèle d'Anthropic (Fable 5, modèle pour le moment suspendu suite à des directives du gouvernement américain), et la création par l’entreprise d’un fonds de 200 millions de dollars pour étudier l'impact de l'IA sur l'emploi. Un paradoxe que l'intéressé assume pleinement, et qui résume d’ailleurs assez bien le personnage.
Si Dario est le visage scientifique d'Anthropic, sa sœur cadette Daniela en est l'autre pilier, et contrairement à son frère, elle n’est pas directement issue du monde de la tech. Et une chose est sûre : un frère et une sœur aux commandes d'une entreprise qui frôle les 1 000 milliards de dollars de valorisation, ça ne se voit nulle part ailleurs dans la tech.
Au départ, Daniela évolue dans la finance et la gestion des risques, puis elle met un pied dans l’intelligence artificielle en rejoignant OpenAI où elle prend la tête des équipes chargées de la sécurité des usages et des politiques internes.
Chez Anthropic, elle occupe le poste de présidente, et la répartition des rôles avec Dario est limpide : lui dessine la vision scientifique, elle fait tourner la boîte au quotidien. Recrutement, culture d'entreprise, opérations, partenariats, elle s’assure de l’organisation de la société pour qu’elle puisse mener à bien sa mission de sécurité.
Une enquête récente a même révélé un fonctionnement assez atypique : Dario n'a qu'une seule personne sous sa responsabilité directe, car c’est Daniela qui s’occupe de tout, ou presque.
Les Amodei ne sont pas les seuls à avoir claqué la porte d’OpenAI en 2021 et à avoir participé à la création Anthropic. L’entreprise compte ainsi 7 cofondateurs, tous encore en poste aujourd’hui. Et parmi eux, plusieurs noms pèsent lourd dans la recherche en IA :
Ce qui unit ces 7 cofondateurs ? La conviction que la sécurité de l'IA n'est pas un obstacle à l'innovation, mais la condition de sa survie.
Trois ans, c'est tout ce qu'il a fallu à Claude pour passer du statut de bêta confidentielle à celui d'assistant IA utilisé par des millions de personnes dans le monde. Et quand on regarde les grandes étapes de ce parcours, une chose saute aux yeux : tout est allé de plus en plus vite :
Et si on parlait de ce qui rend Claude vraiment unique ? Là où la plupart des IA sont façonnées à coups de corrections humaines, Anthropic a misé sur une approche radicalement différente : l'IA constitutionnelle.

Si Claude se distingue autant de ses concurrents, c'est en grande partie grâce à sa méthode d'entraînement maison. Son petit nom ? L'IA constitutionnelle. Et derrière ce nom un peu intimidant se cache une idée finalement assez simple.
Imaginez qu'on remette à Claude un véritable code de conduite écrit (une constitution), dont les principes s'inspirent notamment de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, et que pendant son entraînement, on demande à Claude d’apprendre à se confronter lui-même à ce texte. Résultat : il analyse ses propres réponses, vérifie si elles respectent les principes énoncés, et les corrige quand ce n'est pas le cas.
Ce principe d’entraînement va presque à l’inverse de ce que font ses concurrents comme ChatGPT. En effet, là où la plupart des modèles IA sont entraînés sans trop de garde-fous, puis ajustés par une armée de correcteurs humains, Claude apprend à s'auto-évaluer et à se corriger tout seul (ou en tout cas au moins en partie).
En plus, la « constitution de Claude » n’a rien de secret, puisque vous pouvez la consulter librement en ligne pour découvrir les règles que Claude essaie de suivre. Une transparence importante, et qu’aucun autre grand acteur de l'IA n’égale actuellement.
Avec autant de transparence, on pourrait croire qu’Anthropic partagerait ses modèles en open source, comme Meta et Mistral le font parfois. Pourtant, il n’en est rien, et ce choix n'a même rien d'un hasard puisqu’il découle directement de la mission de l’entreprise.
Aujourd’hui, c’est simple, les modèles de Claude sont parmi les plus puissants du marché. Or, plus un modèle IA gagne en puissance, plus il risque d’être détourné à des fins malveillantes. Le rendre librement copiable reviendrait donc, pour Anthropic, à prendre un risque jugé irresponsable.
Mais tout le monde ne voit pas les choses du même œil. Une partie de la communauté IA estime ainsi que cette fermeture concentre le pouvoir entre les mains de quelques géants, et qu'une plus grande ouverture permettrait justement de mieux auditer la sécurité des modèles.
Sécurité d'un côté, ouverture de l'autre, ce débat traverse toute l'industrie de l'IA, et Anthropic a clairement choisi le camp de la sécurité.
Anthropic n'a pas échappé à un sujet qui agite tout le secteur de l'IA générative depuis quelque temps maintenant : la question des droits d'auteur. Comme OpenAI avec le New York Times, l'entreprise s'est retrouvée visée par des plaintes d'auteurs et d'éditeurs, qui l'accusaient d'avoir entraîné Claude sur des copies piratées de livres, et ce sans la moindre autorisation ni rémunération.
L'affaire s'est conclue en 2025 par un accord présenté comme le plus important jamais signé dans l'histoire du droit d'auteur appliqué à l'IA, puisque l’entreprise a accepté de verser 1,5 milliard de dollars pour couvrir les dommages engendrés par l’utilisation d’environ 500 000 copies illégales de livres pour l’entraînement de ses modèles (ce qui représente à peu près 3 000 dollars par livre).
Mais au-delà du montant, c'est surtout la jurisprudence qui en ressort qui marquera les esprits, puisque le principal problème qui en ressort, c’est le caractère de copies piratées des œuvres utilisées pour l’entraînement de Claude ; si ces livres avaient été acquis légalement, leur utilisation pour l’entraînement aurait donc pu être jugée légalement acceptable.
Début 2026, une autre affaire a refait surface grâce à des documents judiciaires : un projet interne baptisé, de façon assez surprenante, « le projet Panama ». D'après une note interne, son objectif était clair : numériser de façon destructive des millions de livres pour nourrir l'entraînement de Claude.
Concrètement, Anthropic a acheté des millions de livres d'occasion, découpé leurs reliures pour les passer un par un au scanner, puis recyclé le papier qui en restait. Sur le plan légal, rien à redire, puisque les ouvrages avaient bien été achetés. Mais l'image, elle, a fait grincer des dents le monde de la culture, car détruire physiquement des livres pour entraîner une IA, ça tranche violemment avec l'image d'une entreprise qui a fait de l'éthique l’un de ses principaux arguments de vente.
Vous savez désormais qui se cache derrière Claude, comment fonctionne Anthropic, et ce qui distingue cette entreprise de ses concurrents. Mais soyons honnêtes : connaître l'histoire d'un outil ne vous aidera pas vraiment à l’exploiter à son maximum au quotidien.
C’est justement pour vous apprendre à piloter des outils comme Claude, mais également ChatGPT, Gemini ou Mistral, que nous avons mis au point notre Formation IA générative éligible au CPF. D’une durée de 42 heures et accessible sans aucun prérequis technique, vous y apprendrez notamment à créer vos propres assistants IA sur mesure, à automatiser vos tâches les plus chronophages, et à fiabiliser les réponses de l’IA.
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Si Anthropic n'a jamais officiellement confirmé l'origine de ce nom, la piste la plus crédible est celle d’un clin d'œil à Claude Shannon, un mathématicien et père de la théorie de l'information, théorie qui est l'un des piliers de l'informatique moderne.
En plus, donner un prénom humain à l'IA permettait de la rendre plus chaleureuse et accessible aux yeux des utilisateurs.
Anthropic est l'entreprise, Claude est son produit.
Depuis sa levée de fonds de mai 2026, Anthropic est valorisée à 965 milliards de dollars, ce qui en fait l'entreprise d'IA privée la plus valorisée au monde, devant OpenAI son concurrent historique. Cette valorisation a d’ailleurs presque triplé en quelques mois seulement, notamment portée par l'explosion de l'usage de Claude en entreprise.
Les utilisateurs qui délaissent ChatGPT au profit de Claude le font surtout pour sa qualité de rédaction jugée plus naturelle, et sa capacité à analyser finement des documents longs et des projets complexes. Vous pourrez d’ailleurs creuser le sujet en consultant notre guide pour vous aider à passer de ChatGPT à Claude.
Oui, Claude vous propose une version gratuite qui vous donne accès à Sonnet 4.6, un modèle déjà très performant et bien équilibré, et à Haiku 4.5 pour vos tâches les plus faciles. Vous serez alors soumis à des limites d’utilisation qui se réinitialisent toutes les 5 heures. Ce plan gratuit est souvent suffisant pour un usage occasionnel, mais si vous comptez utiliser l’IA de manière professionnelle, vous devrez probablement opter pour un abonnement à Claude.